Bordeaux Métropole : Six opérateurs de free-floating autorisés dans 24 communes

Depuis 2018, les opérateurs en micromobilité urbaine, proposant trottinettes, scooters et vélos en libre-service sans borne (free-floating) se sont multipliés à Bordeaux, sans frein aucun. En 2019, il a été proposé aux opérateurs une charte d’engagements, qui portait sur le nombre de véhicules déployés et pas sur les localisations de stationnement, un des principaux points litigieux concernant leur développement. Elle s’est avérée insuffisante.

Au printemps dernier, la métropole a décidé de mettre de l’ordre dans le développement de ces nouvelles mobilités, pour réduire les problèmes de cohabitations entre les différents usagers de l’espace public. Elle a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour diminuer le nombre d’opérateurs et les astreindre à des engagements. « Un développement territorial plus harmonieux, une offre globale élargie, un stationnement maîtrisé et des vitesses limitées, telles sont les ambitions que la métropole a assignées aux candidats », résume-t-elle dans un communiqué, ce mercredi.

Davantage de véhicules dans 24 communes

A l’issue de l’AMI, six opérateurs ont été désignés et leurs services seront déployés à partir du mois de novembre. Bird proposera 750 vélos à assistance électrique (VAE) et Pony, 550 VAE et 200 vélos mécaniques. Dott mettra à disposition 750 trottinettes à assistance électrique et TIER 750 trottinettes du même type. E-Dog met en service une flotte de 250 scooters électriques et YEGO 250 également.

Si le nombre d’appareils déployés augmente considérablement (+ 750 trottinettes, + 200 vélos et + 100 scooters), aucun effet de masse n’est à prévoir puisque l’implantation géographique est élargie à 24 communes contre uniquement à Bordeaux comme auparavant. « Le nombre de véhicules pourra évoluer à la hausse en fonction de l’activité », précise la Métropole.

En plus des 150 stationnements existants à Bordeaux, 100 autres seront créés et 250 seront répartis dans les 23 autres communes. Le marquage sera réalisé dans les prochaines semaines par la direction de la signalisation de la métropole. Une plateforme de contrôle et de suivi va permettre de vérifier le respect des engagements des utilisateurs et des opérateurs, comme le fait d’emprunter et de déposer un véhicule sur un emplacement dédié.