Bordeaux : Avec désormais près de 820.000 habitants, la métropole attire de plus en plus de population

L’Insee Nouvelle-Aquitaine publie ce jeudi les résultats de sa nouvelle enquête de recensement de la population régionale, pour la période 2014-2020. Elle conforte les données de ces dernières années, à savoir que les grandes agglomérations, à commencer par Bordeaux Métropole, restent très attractives et tirent la population régionale vers le haut. C’est le cas aussi des zones littorales.

Avec 819.600 habitants au 1er janvier 2020, Bordeaux Métropole est l’intercommunalité néo-aquitaine la plus peuplée, devant la Communauté d’agglomération du Pays basque (318.700 habitants) et la Communauté urbaine Limoges Métropole (207.100 habitants). « La population de Bordeaux Métropole croît de manière soutenue grâce à la fois à un gain naturel et migratoire » souligne l’Insee.

La population de Bordeaux en recul par rapport à 2019

Parmi les communes, Bordeaux reste évidemment la ville la plus peuplée de la métropole avec 259.809 habitants, mais recule par rapport à 2019 (260.958 habitants). La dynamique reste positive, puisqu’il n’y avait que 246.586 habitants en 2014, mais on note que le rythme de progression de la population, qui était de + 1,2 % entre 2013 et 2019, s’effrite puisqu’il n’est plus que de + 0,9 % entre 2014 et 2020. Derrière Bordeaux, on trouve Mérignac avec 74.009 habitants, contre 72.197 habitants en 2019, Pessac avec 65.866 habitants contre 65.245 habitants en 2019, et Talence (44.359 habitants contre 43.820 habitants en 2019). Sur la métropole, la plus forte progression de population est à mettre au crédit de Villenave d’Ornon, avec + 3,6 % entre 2014 et 2020, pour un total de 38.444 habitants en 2020.

La dynamique de population ne se concentre pas que sur la métropole de Bordeaux. « D’autres intercommunalités ont une croissance de population encore plus forte et, parmi les dix premières, huit sont girondines et proches de Bordeaux Métropole, à l’instar de la Communauté de communes des Coteaux Bordelais, ou encore de la Communauté d’agglomération du Bassin d’Arcachon Nord » relève l’Insee. On note ainsi de fortes progressions de population entre 2014 et 2020 à Mios (+ 4,4 %), à Audenge (+ 4,1 %) ou encore à Saint-André-de-Cubzac (+ 3,4 %). Ces fortes croissances sont à chaque fois « portées par un solde migratoire largement positif, et le plus souvent soutenues par un solde naturel également positif, à mettre en relation avec davantage de population en âge d’avoir des enfants. »

Un littoral dynamique

Les autres intercommunalités où la croissance démographique est supérieure à la moyenne sont essentiellement littorales ou rétro-littorales. « La côte landaise est dynamique, tout comme le Médoc, le nord de la Charente-Maritime et l’intercommunalité du Pays basque. Globalement, les gains de population des intercommunalités néo-aquitaines se réduisent au fur et à mesure de l’éloignement des métropoles et du littoral. »

Regroupant plus d’un quart de la population régionale (1.636.400 habitants au 1er janvier 2020), le département de la Gironde est le plus peuplé de Nouvelle-Aquitaine et le sixième département français. C’est également le troisième département métropolitain où la population croît le plus fortement (+ 1,2 % en moyenne par an depuis 2014), grâce à un excédent naturel positif (+ 0,2 %, le seul département positif de la région) et un excédent migratoire élevé (+ 0,9 %).

La Nouvelle-Aquitaine est la troisième région la plus peuplée de France (6.033.952 d’habitants, soit 9,2 % de la population nationale) derrière l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Entre 2014 et 2020, la population de Nouvelle-Aquitaine augmente de 0,4 % par an en moyenne (+ 25.800 habitants chaque année), surtout grâce à un solde migratoire excédentaire (+ 0,6 %), alors que le solde naturel devient déficitaire (- 0,1 %).