Booba vs Kaaris: Une «clause sandwich grec» dans le contrat du combat des rappeurs

Les rappeurs Booba et Kaaris. — SADAKA EDMOND/P LE FLOCH/SIPA

Ils ne sont plus à ça près. Après avoir semé le chaos dans un duty free de l’aéroport d’Orly, avoir fait un tour en prison, enchaîné les provocations sur les réseaux sociaux, les rappeurs Booba et Kaaris sont enfin tombés d’accord sur la meilleure manière de régler leurs différends : Se battre. Le combat est fixé à l’été prochain en Tunisie, et est encadré par un contrat qui n’a laissé aucun détail au hasard. Y compris le kebab de Booba à l’issue du combat. Oui oui, vous avez bien lu.

La clause du contrat du combat de Booba et Kaaris stipulant que le premier souhaite manger un kebab à l'issue du combat. La clause du contrat du combat de Booba et Kaaris stipulant que le premier souhaite manger un kebab à l’issue du combat. – Capture d’écran / Instagram

La demande de Booba, qui réclamait une « clause sandwich grec » dans une vidéo postée le 12 janvier sur Instagram, a été respectée et fait même l’objet d’une clause qui ne manque pas d’ironie, publiée en story Instagram par Kaaris. « Après la représentation scénique, le producteur s’engage – par un consentement libre et éclairé – à offrir à l’autre artiste, à savoir Booba, un « sandwich grec », intitulé kebab (qui signifie viande grillée en langue turque), lequel a été inventé dans les années 1970 par Monsieur Mehmet Aygun, immigré turc à Berlin ».

« Le pain sera de type pita »

Le contrat, probablement rédigé par l’entourage de Kaaris, va loin dans les détails : « Le dit sandwich dont le pain sera de type pita devra être conformément aux usages en la matière – fourré de viande grillée à la broche et découpée en fines tranches avec des crudités. L’artiste Booba devra avoir la possibilité de choisir entre plusieurs sortes de crudités, étant précisé qu’il aura conformément à l’habitus nécessairement la possibilité de savourer de la salade, des tomates et des oignons. L’artiste Booba aura la possibilité ou non de bénéficier en accompagnement du sandwich dont il s’agit, de bâtonnets de pomme de terre cuits par friture, plus communément appelés frites. Egalement ce dernier se verra proposer plusieurs types de sauces à titre d’accompagnement. »

Le but de la démarche ? Probablement tourner en ridicule le duc de Boulogne qui avait réclamé ce sandwich en janvier. « Il est précisé que sera nécessairement disponible une sauce dite samouraï laquelle est composée d’un mélange mayonnaise, de ketchup et de sambal oelek (pâte de piments indonésienne) ou de harissa. En sus du sandwich dont s’agit, l’artiste Booba pourra également bénéficier de petites saucisses rouges épicées, à base de hachis de viande introduit, à savoir de la merguez. Ledit sandwich et les aliments y afférents devront être servis chaud, à une température conforme aux usages par un ring grill. » On a hâte de voir la dégustation si Booba a signé cette version du contrat.