Biélorussie : Les autorités affirment avoir reçu une menace signée du Hamas contre le vol Ryanair

L’avion Ryanair en provenance d’Athènes a été dérouté vers Minsk le 23 mai 2021. — AFP

La menace serait signée du Hamas, selon les autorités biélorusses. Lundi, le gouvernement de cet état russophone a expliqué que le vol Ryanair, détourné la veille sur l’aéroport de Minsk avec un opposant politique à bord, avait été menacé dans un e-mail se proclamant de l’organisation palestinienne.

« Nous, soldats du Hamas, réclamons qu’Israël cesse le feu sur le secteur de Gaza. Nous réclamons que l’Union européenne cesse son soutien à Israël […] si nos revendications ne sont pas satisfaites une bombe explosera [à bord de l’avion de Ryanair] au-dessus de Vilnius », a dit le directeur du transport aérien au ministère biélorusse des Transports, Artem Sikorski, affirmant lire une traduction en russe du message reçu en anglais.

Pas « d’ingérence » selon la Biélorussie

Dimanche, un chasseur MiG-29 a décollé sur ordre personnel du président biélorusse Alexandre Loukachenko pour intercepter le vol FR4978 de Ryanair effectuant la liaison Athènes-Vilnius, capitales de deux pays de l’UE, et qui se trouvait à ce moment-là dans l’espace aérien biélorusse. L’équipage du vol de Ryanair Athènes-Vilnius a décidé d’atterrir dimanche à Minsk « sans ingérence » après avoir été informé d’une alerte à la bombe, ont affirmé depuis les autorités biélorusses, se défendant d’avoir forcé l’appareil à se poser pour arrêter un opposant.

« La décision a été prise par le commandant de l’équipage sans ingérence extérieure » d’atterrir dans la capitale biélorusse, a indiqué Igor Goloub, commandant de l’armée de l’air de l’ex-république soviétique. Selon lui, le pilote aurait pu « partir vers l’Ukraine, en fonction de la météo et de sa réserve de carburant, ou vers la Pologne ».

Après l’atterrissage à Minsk et le contrôle de l’appareil, l’avion est reparti pour la Lituanie. Entretemps, la police biélorusse a arrêté l’opposant Roman Protassevitch et sa petite amie, Sofia Sapéga, qui se trouvaient à bord. De nombreux responsables en Occident estiment que l’ensemble de l’incident a été orchestré.

8 partages