Biathlon : « Je ne vais pas pleurer, j’ai passé l’âge », Fourcade ne s’avoue pas vaincu malgré le couac du fartage sur la mass-start

Martin Fourcade n’est plus leader de la Coupe du monde de biathlon. — Tiziana FABI / AFP

Bâtons cassés vendredi, relais calamiteux samedi et problème de fartage dimanche, c’est peu de dire que Martin Fourcade a vécu un week-end sans à Nove Mesto. Quatorzième lors de la mass-start dimanche, le Français réalise la très mauvaise opération dans la course au gros globe qu’il dispute contre Johannes Boe (vainqueur dimanche) et QFM, huitième.

C’est forcément un Martin Fourcade un peu abattu et victime d’une « migraine » qui a parlé aux médias après la course. Mais s’il concède que cette erreur de fartage a fait très mal à cette équipe de France, le biathlète refuse de jeter la faute sur les techniciens tricolores et de s’appesantir sur la question. Ce qui compte pour lui, c’est que la course au gros globe est loin d’être morte et enterrée. Tout va se jouer lors des deux dernières étapes de la Coupe du monde en Finlande et en Norvège (du 12 au 15 et du 22 mars prochain). 

Avez-vous souvenir d’un aussi gros plantage au niveau du fartage ?

A ce point là, non. Ce n’est pas un bon week-end, que ce soit sur le plan mental, sur le plan de la performance et sur le plan des émotions. Je suis forcément déçu mais je ne vais pas pleurer, j’ai passé l’âge. Ça fait partie du jeu, il y a des fois où la réussite est de notre côté, ce week-end ce n’était pas le cas pour moi. J’espère que ça sera différent la semaine prochaine. Il faut penser à la suite.

Est-ce encore plus rageant de voir que ce problème est indépendant de votre volonté ?

Je me suis senti impuissant, je ne me battais pas avec les mêmes armes que les autres. Dans ces cas-là on se met dans une bulle pour essayer de ne pas trop réfléchir parce que sinon on en vient vite à poser les skis et le dossard sur le bord de la piste. On essaye de limiter la casse, on se dit que ça sera une journée difficile et qu’il faut serrer les dents.

Comment voyez-vous la suite de la saison ?

Des gros couacs comme ça, ça arrive une fois dans une carrière pour l’équipe de France. Je suis un peu derrière Johannes au niveau des points, il reste deux étapes de Coupe du monde, il faudra aller gratter quelques points de plus que lui pour espérer gagner. Ça ne sera pas facile car je suis contre un athlète qui est très fort. Aujourd’hui, c’était paradoxalement une de ses moins bonnes courses de l’hiver.

Johannes Boe est-il désormais le grand favori au gros globe ?

Pour moi il l’était déjà depuis les Mondiaux, il marque beaucoup plus de points que Quentin et moi sur chaque course. Il est un peu meilleur que nous cette saison. Il faut compter sur ses erreurs car il va en faire. A nous de saisir ces opportunités-là et de remonter encore notre niveau. C’est possible. Même si on ne peut pas se permettre ce genre d’erreur dans ce type de bataille. Mais je le répète, rien n’est fait. J’avais une quinzaine de points d’avance, j’en ai aujourd’hui quelques-uns de retard. Non, ça peut vraiment se jouer à rien. Je suis sur une dynamique de combat mais je sais que ça va être très compliqué car mon adversaire est à un excellent niveau. Mais aujourd’hui rien n’est joué. On est sur la même ligne et c’est celui qui réalisera les deux prochaines meilleures semaines de Coupe du monde qui remportera ce général.

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