Aux Studios Harry Potter de Londres, c’est déjà Noël

Aller visiter les studios Harry Potter de Londres, c’est un rêve pour beaucoup… La saga légendaire du petit sorcier à la cicatrice, dont le premier film est sorti en 2001 sur grand écran, continue à passionner les foules, de 7 à 77 ans. En un jour pluvieux de novembre, typique de l’Angleterre, petits et grands se pressent devant les studios de cinéma de Watford, à environ une heure de Londres. Les capes de sorciers se mêlent aux ensembles plus confortables jean baskets, et une vague de touristes (et fans) se pressent dès l’ouverture. Dès le 12 novembre, et ce jusqu’au 15 janvier, les studios se mettent à l’heure des fêtes de fin d’année avec « Poudlard sous la neige », période emblématique dans tous les films de la saga.

Dans la grande entrée, un immense dragon accroché au plafond donne le ton : la visite sera magique. Ambiance Noël oblige, un immense sapin illuminé et enneigé accueille les visiteurs, qui ne sont pourtant pas au bout de leurs surprises. Alors que certains se pressent pour déguster une Bièreaubeurre (boisson bien trop écœurante, selon nous), ou commencent déjà à mitrailler chaque élément de décor, il est l’heure de commencer la visite. Après un rapide coup d’œil au fameux placard sous l’escalier, les visiteurs sont informés sur les règles relatives aux studios, annoncées par J. K. Rowling elle-même sur écran géant : heureusement, elle ne prononcera aucun propos transphobe (en tout cas, pas ici).

En route pour Poudlard, décor par décor

Premier choc pour ceux et celles ayant rêvé toute leur enfance de leur lettre d’acceptation à Poudlard : la Grande Salle existe bel et bien. L’endroit mythique où Harry et ses autres camarades se verront assigner leurs maisons et dégusteront les plus grands festins se tient là, sous nos yeux. Pour Noël, la Grande Salle se pare de sapins illuminés et de (faux) plats de fête. L’émerveillement est total, on est à deux doigts de s’installer pour attendre le discours de Dumbledore. Seule déception : le plafond n’est pas fait de bougies flottantes, mais de gros projecteurs. Dur retour à la réalité.

La Grande Salle est décorée aux couleurs de Noël pour les fêtes de fin d'année
La Grande Salle est décorée aux couleurs de Noël pour les fêtes de fin d’année – Pauline Ferrari

La poursuite de la visite des studios a de quoi donner le tournis : les costumes du film sont présentés aux côtés des perruques, les éléments de décor miniatures côtoient les énormes chaudrons, et la salle des potions ou le Terrier des Weasley comportent des petits artifices qui amuseront les fans observateurs. L’interactivité est au rendez-vous dans chaque pièce, donnant lieu à de longues minutes de contemplation pour les plus curieux. Le bureau de Dumbledore fourmille de détails, de son phénix aux 9.000 petits flacons apposés à côté de la pensine. En passant dans la Forêt Interdite, on sursautera aux immenses araignées qui descendent du plafond. Enfin, nous voilà sur le quai 9 ¾, en face d’un Poudlard Express rutilant. Bon, si le véritable train qu’on peut voir dans tous les films est en réalité le Jacobite Steam Train qui passe sur le viaduc de Glenfinnan, en Ecosse, on s’y croirait. La pause photo à côté du chariot d’Harry Potter semble presque obligatoire.

Secrets de tournage et effets spéciaux, pour connaître les coulisses

Après une pause bien méritée (plus de 3 heures de visite, ça creuse), une partie extérieure permet d’admirer la Fontaine de Poudlard, ou encore de visiter la fameuse maison des Dursley sur Privet Drive. S’ensuit un tour par la serre du Professeur Chourave, où des Mandragores plus vraies que nature continueront à faire bourdonner les oreilles des plus sensibles même après la visite. La seconde partie du tour des studios est davantage centrée sur les effets spéciaux et l’immense travail des équipes des différents films pour que la magie opère. On y révèle des secrets de tournage (qu’on ne divulguera pas ici), des dessins originaux, et toute la mécanique pour créer les nombreuses créatures magiques présentes dans le film. Car non, Dobby n’existe pas vraiment (et ça, le service Fake Off de 20 Minutes refuse de l’admettre). Et oui, nous aussi, ça nous a fendu le cœur.

Le fameux Chemin de Traverse, enneigé pour l'occasion
Le fameux Chemin de Traverse, enneigé pour l’occasion – Pauline Ferrari

Après un passage à l’intérieur de la célèbre banque Gringotts, dont les lustres vous écraseraient en cas de tremblement de terre, nous voilà dans un autre endroit assez mythique de l’univers Harry Potter : le Chemin de Traverse, où Harry achètera sa première baguette, ou encore la boutique de farces et attrapes de Fred et George. Là encore, le décor est paré d’une pellicule de neige, faisant honneur à la saison. Le clou final réside dans la salle abritant un modèle gigantesque du château de Poudlard, qui ravira les fans et provoquera peut-être quelques déceptions. Car oui, Poudlard n’existe pas vraiment, c’est un décor, et même si la maquette enneigée a de quoi émerveiller par sa taille et ses détails, une petite partie de notre enfant intérieur regrette qu’il n’existe pas quelque part. Avant de partir, les véritables fans n’hésiteront pas à claquer un PEL dans quelques produits dérivés, des porte-clés aux peluches en passant par le tee-shirt de leur maison de cœur.

Alors, ça vaut le coup ?

Malgré le prix élevé des billets (60 euros pour les adultes, 46 pour les moins de 15 ans), on en prend plein la vue. Si l’ambiance festive de Noël amène un petit quelque chose en plus dans un univers déjà magique, la quantité d’animations proposées au sein des Studios Harry Potter suffit à émerveiller. On ressort de ces quatre heures de visite vidés, les étoiles pleins les yeux, malgré le nombre de visiteurs prenant parfois beaucoup de place.

Et même si vous n’êtes pas fan, il y a assez à voir pour ne pas s’ennuyer. On reconnaît des scènes mythiques qu’on connaît tous et toutes, qui rappelleront de belles émotions d’enfance. Car même si certains d’entre nous regrettent de ne pas avoir pu étudier à Poudlard, voir là où les films ont été tournés et toucher du doigt des lieux qui ont illuminé des froides soirées d’hiver a quelque chose d’irréel. En sortant des studios, la pluie revient, et une chose est sûre : on a envie de revoir tous les films, façon marathon.