Attentats du 13-Novembre : Le procès des complices présumés en Belgique décalé à avril-mai 2022

Il n’y a pas qu’à Paris que se tient le procès des attentats survenus dans la capitale française le 13 novembre 2015. Celui de quatorze complices présumés des commandos djihadistes aura lieu en Belgique devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Initialement prévu pour mi-mars, il a finalement été décalé d’un mois au 19 avril 2022 et devrait durer environ un mois, a indiqué jeudi le parquet fédéral. Un calendrier qui tombe un peu avant la fin du 
procès parisien, prévue fin mai 2022.

Il s’agit de juger des suspects non retenus dans la procédure judiciaire française mais soupçonnés par la Belgique d’avoir aidé les auteurs des attentats ayant fait 130 morts. Les quatorze prévenus, dont la plupart doivent répondre de « participation aux activités d’un groupe terroriste », sont suspectés notamment d’avoir transporté ou hébergé certains assaillants.

Un dossier baptisé « Paris Bis »

Préparées en bonne partie en Belgique, où la cellule djihadiste disposait d’une demi douzaine de planques, les attaques ont très rapidement conduit à l’ouverture d’une enquête de la justice antiterroriste à Bruxelles.

Dans ce dossier baptisé « Paris Bis », les enquêteurs ont ciblé toutes les formes de soutien apportées aux auteurs. Y compris à Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé Paris, actuellement jugé dans la capitale française avec 19 autres accusés dans le procès principal.

Deux des suspects jamais arrêtés, probablement morts en Syrie

L’un des suspects dans la procédure bruxelloise, Abid Aberkane, sera jugé pour avoir caché Salah Abdeslam au domicile de sa mère les derniers jours avant son arrestation le 18 mars 2016 à Molenbeek. Les autres prévenus gravitaient aussi dans l’entourage du djihadiste franco-marocain, de son ami Mohamed Abrini – « l’homme au chapeau » qui a renoncé à se faire exploser au moment des attentats de Bruxelles (32 morts le 22 mars 2016) –, ou dans l’entourage des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des « kamikazes » morts dans cette double attaque perpétrée par la même cellule djihadiste. L’un des frères Abrini compte parmi les prévenus.

Parmi ces 14 suspects, deux devraient être jugés en leur absence car ils n’ont jamais été arrêtés et sont probablement morts en Syrie, même si la justice belge n’en a aucune preuve formelle. Il s’agit de Sammy Djedou, dont la mort a été annoncée par le Pentagone en décembre 2016, et de Youssef Bazarouj, un autre Belge soupçonné d’avoir été associé en Syrie à la cellule des opérations extérieures de Daesh. Il aurait aussi été tué en zone de guerre.