Attentats de Christchurch: Enquête nationale officielle sur le massacre des mosquées

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern à Christchurch, le 20 mars 2019. — Marty MELVILLE / AFP

Jacinda Ardern veut que toute la vérité soit faite. La Première ministre de Nouvelle-Zélande a ordonné ce lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d’établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage.

Cette Commission royale, soit l’enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 fidèles le 15 mars, une attaque qui a ébranlé le monde entier, a-t-elle déclaré. « Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s’est produit et comment nous aurions pu l’empêcher », a déclaré Jacinda Ardern à la presse.

Vers un retour de la peine de mort ?

Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l’attaque, certains leur reprochant de s’être trop focalisés sur les menaces islamistes. Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans « envahissent » les pays occidentaux.

« Une question à laquelle nous devons répondre c’est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus », a précisé la Première ministre. « La Nouvelle-Zélande n’est pas un Etat de surveillance (…) mais il y a des questions qui attendent des réponses ».

Jacinda Ardern a exclu le retour de la peine de mort pour le suspect, un extrémiste australien de 28 ans.

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