Attentat déjoué avant l’Euro 2016 : La perpétuité à nouveau requise contre Réda Kriket

L’accusation a requis jeudi la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre de Réda Kriket, rejugé à Paris pour un projet d’attentat djihadiste déjoué en 2016 après la découverte d’un arsenal de guerre dans un appartement de la région parisienne.

Déjà condamné à vingt-quatre ans de prison

Cette même peine maximale, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, a été demandée contre deux des coaccusés de Réda Kriket et « membres » de la même cellule djihadiste, Anis Bahri et Abderrahmane Ameuroud, également rejugés depuis le 13 mai devant la cour d’assises spéciale. Tous trois avaient été condamnés en avril 2021 à 24 ans de réclusion. Le ministère public, qui avait déjà requis la perpétuité en première instance, avait fait appel.

Lors de ce nouveau procès, c’est face à un box vide que le parquet général a pris ses réquisitions : Réda Kriket, ex-délinquant récidiviste de 40 ans, Anis Bahri, 38 ans, et Abderrahmane Ameuroud, un vétéran du jihad afghan âgé de 44 ans, refusent de comparaître à l’audience depuis le 23 mai.

Un arsenal d’une grande dangerosité

Le 24 mars 2016, deux jours après les attentats de Bruxelles, un arsenal d’une ampleur « inédite » était découvert dans un appartement que Réda Kriket louait sous un faux nom à Argenteuil (Val-d’Oise). « Six Kalachnikov, sept armes de poing, 33 chargeurs », des milliers de munitions, « soit une puissance de feu trois fois supérieure à celle des attentats du 13-Novembre », a évalué l’avocate générale. Des explosifs et 11.000 billes métalliques avaient été également saisis.

Pour l’accusation, « nous sommes en présence d’une cellule qui préparait des attentats, coordonnés et évidemment directement liés à l’Etat islamique ». La cour statuant en première instance avait considéré qu’« aucun élément » ne permettait de relier les projets de cette cellule d’Argenteuil à l’EI.