Attaque à la gare du Nord : Un homme susceptible d’avoir logé le suspect en garde à vue

L’enquête sur l’attaque qui s’est produite mercredi matin à la Gare du Nord de Paris, lorsqu’un homme a blessé six personnes avant d’être neutralisé par la police, avance. Le parquet de Paris a confirmé à 20 Minutes « qu’un homme susceptible d’avoir logé le principal mis en cause a été placé en garde à vue hier soir. La mesure a été prolongée ce soir à son égard ». Par ailleurs, « un autre homme, susceptible d’avoir échangé avec le principal mis en cause peu de temps avant les faits en Gare du Nord a été placé en garde à vue ce matin », avant d’être libéré dans l’après-midi « sans poursuite à ce stade ».

Enfin, « la garde à vue du principal mis en cause a été levée en fin d’après-midi du fait de son état de santé nécessitant une nouvelle intervention médicale », alors qu’un policier a fait usage de son arme lors de l’interpellation. Il avait été opéré mercredi, avant d’être placé en garde à vue pour tentative d’assassinat dans la soirée, son état de santé ayant alors été jugé compatible avec une telle mesure.

Plusieurs identités, une OQTF

« Son identité n’est toujours pas formellement établie à ce stade », ajoute le parquet de Paris. Connu des services de police sous plusieurs identités, il était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français liée à l’une de ces identités, correspondant à un ressortissant libyen. Mais la France ne peut pas exécuter les OQTF vers la Libye pour de multiples raisons.

Les enquêteurs tentent de comprendre les raisons qui ont poussé l’agresseur, un homme d’une vingtaine d’années, à s’en prendre à plusieurs personnes dans la gare, en plein cœur du Xe arrondissement de la capitale, à une heure de forte affluence. Selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur les lieux mercredi, il n’avait rien formulé oralement lors de l’attaque.

La procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué mercredi dans un communiqué que vers 06h45, il s’était « soudainement mis, sans raison apparente à ce stade, à frapper une première victime avec son arme, victime à laquelle il a asséné une vingtaine de coups » avec un « crochet métallique ». Au total, six personnes ont été blessées par le jeune homme : deux hommes de 41 ans et 36 ans, un policier de 46 ans affecté à la PAF de la Gare du Nord, et trois femmes de 40, 47, et 53 ans.

D’après une source policière, deux policiers de la PAF étaient en patrouille au niveau de l’escalier d’accès à l’Eurostar au moment des faits. L’un d’eux a tenté de ceinturer l’agresseur qui l’a blessé avec son poinçon. Son collègue a alors tiré avec son arme, tandis que le policier de la BRF, alerté par le bruit, est aussitôt arrivé et a lui aussi ouvert le feu sur l’assaillant. Comme il est d’usage après des tirs effectués par des policiers, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.