Asvel : « On a essayé de mettre le paquet pour avoir l’Euroligue à vie », annonce Tony Parker

Tony Parker, ici ce mardi à l’Astroballe aux côtés de Gaëtan Muller, son ami et président délégué de l’Asvel. — Jérémy Laugier/20 Minutes

  • L’Asvel a effectué sa conférence de presse de rentrée, ce mardi à l’Astroballe (Villeurbanne), afin notamment de présenter TJ Parker, frère cadet de Tony, en tant que coach principal pour cette nouvelle saison.
  • Malgré la crise sanitaire du Covid-19, le président de l’Asvel n’a pas hésité à nettement renforcer son effectif, avec notamment les arrivées de Norris Cole et Moustapha Fall.
  • L’objectif clairement avoué de « TP » est de faire partie, dans quelques mois, des privilégiés bénéficiant d’une « licence à vie » en Euroligue.

« Je crois que tout club en France aimerait avoir l’effectif qui est construit chez nous aujourd’hui. » TJ Parker est bien conscient de « l’opportunité en or » que vient de lui offrir son grand frère « TP », à savoir d’attaquer à 36 ans sa première saison en tant qu’entraîneur principal à la tête d’une armada rarement vue à l’Asvel. Le club villeurbannais, auteur du doublé championnat-coupe en 2019, n’est pas resté sonné longtemps après l’arrêt prématuré de la saison.

« C’est vraiment dommage, nous étions bien partis pour essayer de défendre notre titre, indique Tony Parker. On faisait une super première année en Euroligue [10 victoires en 28 matchs], avec une nouvelle énergie vraiment excitante. L’une des plus grosses crises de l’humanité est arrivée mais il faut aller de l’avant car une saison déterminante arrive pour nous, peut-être la plus importante. »

« Ça serait la récompense ultime de notre travail »

Après avoir retrouvé l’Euroligue en octobre 2019, dix ans après sa précédente participation, l’Asvel a en effet de bonnes chances d’intégrer sur le long terme, à partir de 2021, la deuxième plus prestigieuse compétition au monde après la NBA. « Devenir une franchise d’Euroligue à vie, ça serait la récompense ultime de notre travail depuis 2014, juste avant l’ouverture de notre future salle », résume Tony Parker.

C’est pourquoi l’ancien meneur des Spurs a fait tout son possible pour constituer un effectif de « 13 ou 14 joueurs » de haut vol. « On a essayé de mettre le paquet maintenant et on verra sur les trois ou quatre prochaines années comment on va couvrir toutes les dettes liées à la crise du Covid-19 », reconnaît le dirigeant, en refusant d’évoquer des chiffres.

Priorité à un staff et à un effectif français

En 2019-2020, le budget annoncé était de 11 millions d’euros, avec la plus petite masse salariale d’Euroligue (2,4 millions d’euros net). Entouré de Gaëtan Muller (le président délégué), Nicolas Batum (directeur des opérations basket) et François Lamy (conseiller spécial de l’Asvel), « TP » détaille les contours de ce recrutement estival XXL.

On a essayé de faire quelque chose de cohérent, en prenant des joueurs complémentaires. Comme la saison passée [avec notamment les arrivées d’Antoine Diot et d’Edwin Jackson], on a voulu se baser sur une grosse identité française. Nos fans et sponsors aiment bien voir des joueurs s’inscrivant dans un projet. Les choix de joueurs français dominants, Paul Lacombe et Moustapha Fall, étaient donc forts pour nous. »

« TP » souligne « les gros efforts financiers » des joueurs

L’Asvel a tenu à miser aussi sur « un staff 100 % français », avec surtout la venue de Frédéric Fauthoux (ex-numéro un à Levallois) en tant qu’assistant de TJ Parker. Chez les joueurs, l’arrivée de Norris Cole, ancien double champion NBA avec Miami et à Monaco la saison passée, marque les esprits, tandis que Allerik Freeman et Kevarrius Hayes ont été présentés par « TP » comme « deux joueurs qui vont surprendre ». Autant de renforts, en plus des prolongations de David Lighty, Guerschon Yabusele, Ismael Bako et Matthew Strazel, permis « grâce aux gros efforts financiers des joueurs ».

Tout ce beau monde aura deux objectifs clairs : « défendre le titre de champion de France et faire au moins aussi bien que l’année dernière en Euroligue ». Cette équipe semblant encore plus surdimensionnée que la précédente pour la Jeep Elite, pourrait-elle marquer l’histoire du championnat de France de basket ? « Il faut prouver cela sur le terrain et ramener des trophées, rappelle Tony Parker. Pour l’instant, on n’a rien prouvé. Ça ne veut rien dire, le talent sur le papier. »

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