Assemblée nationale : La veste devient obligatoire, la cravate « recommandée » et le short interdit

Coup dur pour Louis Boyard. Lors du débat qui avait agité l’Assemblée nationale cet été sur la bonne tenue à adopter dans l’hémicycle, le jeune député LFI avait proposé d’interdire les costumes « qui coûtent plus d’un SMIC », les jugeant « indécents ». A l’inverse, la droite emmenée par Eric Ciotti pointait du doigt une gauche « débraillée », adjectif lancé par Renaud Muselier, et voulait rendre la cravate obligatoire. Le bureau de l’Assemblée, réuni ce mercredi sur le sujet, a plutôt tranché en faveur des Républicains.

Pour être précis, la cravate devient seulement « recommandée », mais le port de la veste devient obligatoire pour les hommes. Autres habits concernés par la controverse, le short et le bermuda sont officiellement bannis. « La tenue doit être neutre, en adéquation avec la solennité des lieux. La tenue doit rester convenable et non détendue ni, à fortiori, négligée », précise le texte adopté par le bureau de l’Assemblée, présidé par Yaël Braun-Pivet.

Ce texte permet au moins de préciser la notion floue de « tenue de ville » qui tenait lieu jusqu’à présent de dress code. Mais l’obligation du port de la veste signe un certain recul, alors que le bureau avait statué sur le droit pour les députés de siéger sans veste ni cravate en 2017, avec l’entrée à l’Assemblée des insoumis. La tenue des femmes n’a elle pas été amendée.