ASSE-Stade de Reims : En plein cauchemar, les Verts s’effondrent en seconde période et se rapprochent de la Ligue 2

Au stade Geoffroy-Guichard,

Le scénario catastrophe a eu lieu, ce samedi à Saint-Etienne. A savoir celui de payer le prix fort d’un anniversaire des Green Angels fêté sans surprise contre l’AS Monaco avec des dizaines de fumigènes. Le huis clos total qui suit intervient donc au pire moment, lors d’une 37e journée de Ligue 1 extrêmement tendue. Et pourtant, face à un Stade de Reims (12e) bien calé dans le ventre mou, les Verts avaient les moyens de conserver leur place de barragiste, avec 3 points d’avance sur Metz et 4 sur Bordeaux avant la rencontre. Battus (1-2) après une seconde période désastreuse, les hommes de Pascal Dupraz sont désormais 19es, devancés au goal average (de six buts) par Metz.

Le coup de froid d’emblée

Sainté n’a même pas tenu deux minutes de jeu pour encaisser son 75e but de la saison. Une drôle de performance puisque les Rémois n’avaient jusque-là pas dépassé la ligne médiane. Même lorsqu’ils donnent l’impression de bien rentrer dans une rencontre, les Verts sont toujours capables de vite rappeler à quel point ils sont dramatiquement perméables depuis de longs mois.

Mitchell van Bergen (0 but et 0 passe décisive cette saison en Ligue 1) a ainsi mystifié à la fois Yvann Maçon et Saïdou Sow en une prise de balle sur son aile gauche. Paul Bernardoni a bien signé une parade contre Ilan Kebbal sur le centre en retrait du Néerlandais, mais Marshall Munetsi a conclu l’action et mis un gros coup derrière la tête des Stéphanois (0-1, 2e). Le scénario d’une énième déconvenue, surtout dans cette ambiance morose, a alors pris forme.

Une réaction en trompe-l’œil

L’ASSE a réagi seulement dix minutes plus tard, grâce à un corner cafouillé par Yunis Abdelhamid, qui a permis à Eliaquim Mangala d’égaliser d’une mine du gauche (1-1, 12e). S’en est suivi un temps fort très net des hommes de Pascal Dupraz, avec plusieurs grosses opportunités pour prendre la tête, comme sur une tête de Ryad Boudebouz pas assez appuyée (17e), et deux tentatives de Mahdi Camara repoussées par des arrêts réflexes de Predrag Rajkovic (21e et 27e). Mais au vu de la deuxième période stéphanoise totalement à l’envers, cette bonne séquence ne pèse pas bien lourd.

Hugo Ekitike et les Rémois rapprochent Sainté de la Ligue 2

Comment les Stéphanois ont-ils pu si mal entrer dans leur seconde période ? C’est un mystère au vu de l’épée de Damoclès pendant au-dessus du club depuis l’entame de cette saison galère ou presque. Il a fallu deux sauvetages miraculeux de Miguel Trauco et Saïdou Sow (55e), puis une frappe tout près de la lucarne d’Hugo Ekitike, entré en jeu à la pause (56e), pour repousser le cruel constat d’échec. La défense de l’ASSE a finalement cédé sur le premier but en Ligue 1 de Kamory Doumbia (19 ans), qui a facilement pris le meilleur sur Eliaquim Mangala sur le coup (1-2, 55e). Entre la frappe d’Ekitike sur le poteau (83e) et une parade incroyable de Paul Bernardoni face à Dion Lopy (85e), Sainté a frôlé une déconvenue encore plus grande, et rendue lourde de conséquences avec le succès du FC Metz contre Angers (1-0), tandis que Bordeaux n’était pas capable de battre Lorient (0-0).

Pour couronner le tout, les joueurs stéphanois se sont estimés lésés lorsque Romain Hamouma s’est vu refuser l’égalisation pour un but inscrit en deux temps, en touchant légèrement le bras de Rajkovic sur le coup (72e). Clément Turpin a eu beau être interpellé par tout le Chaudron, une trentaine de personnes donc, il n’est pas allé vérifier lui-même les images du VAR. Ajoutez à cela un superbe coup franc flottant de Wahbi Khazri qui a flirté avec la lucarne d’un Rajkovic archi-battu… Après un nouveau manqué de Crivelli (90e+3), Sainté fait désormais plus que flirter avec la Ligue 2, dans la peau d’un 19e au moment de se déplacer à Nantes samedi prochain, et d’espérer que le PSG batte Metz dans le même temps.