ASSE-OM : « Tous sur la même longueur d’onde », les Marseillais font un break dans la course à la Ligue des champions

Au stade Geoffroy-Guichard,

Rien n’arrête l’OM depuis un mois, pas même les quelques boules de neige balancées par des supporteurs des Verts, ce dimanche, en direction de Dimitri Payet. Conquérants et inspirés, les Marseillais ont signé sans trembler un cinquième succès de rang, toutes compétitions confondues, dans un Chaudron glacial (2-4). « Je pense qu’il y a eu une domination totale de  l’OM ici, apprécie Jorge Sampaoli. Et quand  Cengiz Under est entré à la mi-temps, il nous a permis de profiter totalement de cette maîtrise. »

Car mine de rien, au lendemain de la date initialement prévue pour ce match, reporté en raison des fortes chutes de neige dans la région stéphanoise, Marseille a connu un sacré coup du sort d’emblée en manquant une énorme occase par Dimitri Payet (5e), avant d’encaisser un but de Denis Bouanga sur une grosse faute de main de Pau Lopez (1-0, 9e).

« On a une idée claire : user l’adversaire dans son camp »

« On prend ce but mais on est resté sur ce qu’on voulait faire, et ça a payé, constate Dimitri Payet. On a une idée qui est claire, c’est de jouer, d’avoir la possession, de se créer beaucoup d’occasions, et d’user l’adversaire dans son camp, peu importe qui il est ou si c’est à domicile ou à l’extérieur. Nous sommes contents quand ça paie comme aujourd’hui. »

Avec 70 % de possession de balle et 15 tirs tentés à 5, l’OM a en effet étouffé Sainté durant toute la rencontre, malgré les vents contraires du premier quart d’heure de jeu. « Quand on a encaissé ce premier but sur une demi-occase, on a commencé à douter un peu, reconnaît Valentin Rongier. Mais on avait la maîtrise et on a respecté notre plan de jeu malgré ce but, c’était important. On est costauds et tous sur la même longueur d’onde, ça se ressent. »

« On est plus des amis que des coéquipiers »

Un constat qui prend notamment forme dans la réintégration d’Amine Harit et de Bamba Dieng, titularisés, très percutants, et buteurs dans le Forez après avoir eu un rôle limité jusque-là cette saison avec Jorge Sampaoli. Malgré son rôle de piston droit hybride, Valentin Rongier s’est même retrouvé en pointe au moment de défier Paul Bernardoni et de provoquer le but contre son camp de Timothée Kolodziejczak (1-2, 60e). « Franchement, je ne sais pas ce que je faisais là, sourit l’intéressé. J’ai besoin de courir et de me dépasser, là c’était de l’instinct. »

Ce dépassement de fonction va bien à cet effectif, à l’instar aussi de Mattéo Guendouzi, brillant passeur décisif sur le quatrième but d’Amine Harit (1-4, 73e). « On prend beaucoup de plaisir sur le terrain mais aussi en dehors, confie le jeune milieu des Bleus. La vie de groupe est très importante et depuis le début de saison, on est plus des amis que des coéquipiers. Ça se retranscrit sur le terrain avec des belles victoires comme aujourd’hui. »

Ici opposé à Ryad Boudebouz, Amine Harit a été déterminant, ce dimanche à Saint-Etienne.
Ici opposé à Ryad Boudebouz, Amine Harit a été déterminant, ce dimanche à Saint-Etienne. – JEFF PACHOUD / AFP

Le seul club encore en lice en Europe dans les candidats au podium

Une victoire d’autant plus précieuse qu’elle conclut un week-end où Rennes (3e) et Nice (5e) se sont neutralisés (1-1). A huit journées de la fin, l’OM a donc plus que jamais les cartes en main pour conserver cette deuxième place synonyme de retour garanti en Ligue des champions, avec trois points d’avance sur Rennes et cinq sur Strasbourg et Nice. Et ce malgré ses ambitions en Ligue Europa Conférence, où il affrontera le PAOK Salonique en quarts de finale, les 7 et 14 avril.

« Il va falloir lutter jusqu’à la fin de la saison car on a des adversaires réguliers, avec des effectifs complets et solides, prévient Jorge Sampaoli. Je pense qu’on aura des moments difficiles et il ne faudra pas se relâcher. » Pas le genre du visage affiché ce dimanche par son groupe, déterminé à enfoncer au maximum des Verts dans un mauvais jour.