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Artemis 2 : Cinq détails surprenants sur la mission autour de la Lune

Les astronautes Christina Koch, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen doivent décoller de Floride ce mercredi à 18h24 heure locale, pour un périple de dix jours qui les emmènera faire le tour de la Lune. La capsule Orion, où ils vivront pendant la mission, mesure 3,3 m de haut et environ 5 de diamètre, pour un volume d’environ 9 m3.

Le compte à rebours a enfin commencé : cinquante-quatre ans après la dernière mission Apollo, des hommes se préparent à décoller vers la Lune. Les astronautes Christina Koch, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen – trois Américains et un Canadien – doivent s’envoler de Floride ce mercredi à 18h24, heure locale, soit jeudi à 0h24, heure française, pour un voyage de dix jours qui les mènera à faire le tour de la Lune.

L’objectif : tester tous les systèmes afin de préparer les futurs voyages vers notre satellite, alors que la NASA a récemment réaffirmé son intention d’y établir une présence durable. Une mission historique, complexe et sérieuse, agrémentée de petites informations insolites, que 20 Minutes vous révèle.

Pourquoi la fusée est-elle orange ?

Cet élément est difficile à ignorer si vous avez déjà aperçu des photos de la fusée : la partie centrale du lanceur SLS (pour Space Launch System) est orange. Cette couleur est intentionnelle : elle est liée à l’isolant thermique utilisé pour protéger le réservoir d’hydrogène liquide de l’étage principal, précise la NASA sur son blog. Son objectif est de maintenir le combustible à une température de -252 °C au sol et de le protéger des températures extrêmes pendant le lancement et la phase d’ascension vers l’espace.

Ce matériau, appliqué sous forme de mousse sur le réservoir, est initialement jaune poussin. Les rayons ultraviolets du Soleil foncent ensuite cet isolant, lui donnant sa couleur orange caractéristique, que l’on retrouvait également sur le réservoir externe des navettes spatiales pour la même raison.

58 tortillas et du sirop d’érable

En matière d’alimentation, les astronautes ne devraient pas s’ennuyer : 189 aliments différents sont embarqués dans la capsule Orion. La NASA indique que la nourriture doit « être facile à préparer en microgravité, minimiser les miettes et rester sûre et stable pendant toute la mission ». Ainsi, le menu de l’équipage ne comprend pas d’aliments frais, mais des plats prêts à l’emploi, à réhydrater, thermostabilisés (en conserve) ou irradiés (pour éliminer certains micro-organismes).

Les astronautes auront ainsi des tortillas (58 au total pour l’équipage), de la quiche aux légumes, du couscous, du granola avec des myrtilles, des amandes, des noix de cajou, du gratin de brocoli, du mac & cheese, de la salade de fruits… Pour accompagner ces plats, ils disposeront de sirop d’érable, de beurre de cacahuète, de moutarde épicée, de miel, ainsi que cinq sauces épicées différentes. En dessert, pudding, cookies, chocolat et gâteaux seront également au menu… Le tout sera à agrémenter de dix boissons différentes, allant du thé vert et café au smoothie mangue-pêche, en passant par la limonade.

Rise, bien plus qu’une mascotte

Reid Wiseman, astronaute de la mission Artemis 2, a présenté vendredi la mascotte choisie par l’équipage pour leur mission. Il s’agit de Rise, une petite peluche souriante qui les accompagne dans la capsule Orion. La peluche, conçue par Lucas Ye, élève de CE1 en Californie, a été sélectionnée parmi 2.600 propositions venant du monde entier.

Le commandant Reid Wiseman, membre de l'équipage d'Artemis 2, tient « Rise » après l'arrivée de l'équipage au centre spatial Kennedy vendredi.
Le commandant Reid Wiseman, membre de l’équipage d’Artemis 2, tient « Rise » après l’arrivée de l’équipage au centre spatial Kennedy vendredi. - Chris O’Meara / AP / Sipa

Rise a une fonction principale : faire office d’« indicateur de microgravité », permettant aux astronautes de savoir d’un coup d’œil que, lorsque la peluche commence à flotter, ils sont dans l’espace. Mais Rise a également une autre mission : elle transporte autour de la Lune une carte SD contenant plus de 5,6 millions de noms, collectés dans le cadre de la campagne « Send your name with Artemis ».

Dix jours, quatre personnes et 9 m3

Les astronautes des missions Artemis doivent être à l’aise avec des espaces confinés. La capsule Orion, où ils séjourneront durant la mission, mesure 3,3 m de haut et environ 5 m de diamètre, pour un volume d’environ 9 m3. C’est bien moins que la surface minimum requise pour un logement en France, fixée à 9 m² ou 20 m³ habitables.

À quatre dans cet espace pendant dix jours, leur courage sera nécessaire… Et si vous trouvez la capsule exiguë, sachez qu’elle offre un volume cubique 60 % supérieur à celui de la capsule utilisée lors des missions Apollo.

Des astronautes dans l’ombre

Bien que quatre astronautes prennent le départ pour la Lune, six d’entre eux ont suivi un entraînement. Comme pour les missions Apollo, il existe des membres d’équipage de réserve, ayant reçu la même formation que leurs collègues sélectionnés, afin de remplacer l’un d’eux en cas de nécessité, en raison de problèmes médicaux notamment. Du côté de la NASA, c’est Andre Douglas, ancien garde-côte américain devenu astronaute en 2022, qui a été désigné comme réserviste. L’astronaute Jenni Gibbons, sélectionnée en 2017 par l’Agence spatiale canadienne, assure pour sa part le rôle de doublure de son compatriote Jeremy Hansen.

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Pour l’instant, aucun remplacement n’est prévu et toutes les conditions semblent favorables pour un décollage dans la nuit de ce mercredi à jeudi. Bien que la date du 1er avril puisse faire sourire, elle présente un avantage : c’est l’une des rares à permettre un lancement de jour, pour le plaisir des amateurs de fusées qui devraient, on l’imagine, suivre le direct de la NASA, quelle que soit l’heure.