Arbitrage : Micros ouverts pendant les matchs et conférences de presse, la FFF pousse pour qu’on entende les arbitres

La Fédération française de football veut passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne la sonorisation des arbitres. Le président de la Commission fédérale des arbitres Eric Borghini a indiqué ce jeudi que la FFF allait écrire l’Ifab, l’instance qui détermine les règles du football international, pour demander l’autorisation de faire porter des micros aux sifflets de Ligue 1 « du début à la fin du match ».

Au cas où l’Ifab se montrerait réticente, la FFF a également transmis une proposition subsidiaire : « que la France puisse être fédération expérimentale pour mettre le son quand il y a des visionnages terrains, pour la VAR [assistance vidéo] », a expliqué Eric Borghini. « Que les téléspectateurs puissent entendre ce que disent les arbitres serait formidable pour le public », a assuré le dirigeant, également président de la Ligue Méditerranée.

BIentôt des arbitres en conférence de presse ?

« Lors du dernier match que j’ai vu [Nice-Montpellier], j’avais l’oreillette et j’entendais les échanges du quatuor arbitral, c’était très enrichissant, a-t-il ajouté. Le public verrait que les arbitres ne parlent jamais mal aux joueurs, jamais. » Selon Eric Borghini, les arbitres de Ligue 1 sont « complètement favorables » à la sonorisation, « comme le sont la DA [direction de l’arbitrage] et la CFA. Stéphane Lannoy, nouveau directeur technique délégué à l’arbitrage professionnel, et Antony Gauthier, nouveau directeur de l’arbitrage, sont parfaitement alignés sur cette idée ».

La FFF attend la réponse de l’Ifab, qui s’est déjà réunie ce mercredi pour aborder le sujet. En complément de cette demande, L’Equipe informait ce jeudi matin que la Fédération souhaitait autoriser les arbitres à communiquer après les rencontres dans le cadre d’une conférence de presse. Ils bénéficieraient avant ça d’une formation en média training et en communication crise. « J’ai dit aux arbitres qu’il fallait arrêter avec cette opacité », a justifié Eric Borghini.