Apollonia à Marseille : Deux accusés condamnés à 7 ans pour escroquerie immobilière.
Le tribunal de Marseille a condamné ce jeudi Jean et Viviane Badache à sept ans de prison pour avoir organisé une escroquerie à l’échelle industrielle, arnaquant près de 750 victimes pour plus d’1,2 milliard d’euros de préjudice. Une amende de 2,5 millions d’euros pour Jean Badache et la confiscation de biens pour un total de 20 millions d’euros ont également été prononcées.
Le tribunal de Marseille a condamné ce jeudi les deux principaux responsables de la société immobilière Apollonia, reconnus coupables d’avoir mis en place une escroquerie à grande échelle, ayant trompé près de 750 victimes pour un préjudice supérieur à 1,2 milliard d’euros. Jean et Viviane Badache ont écopé d’une peine de sept ans de prison, assortie d’un mandat de dépôt différé et d’une exécution provisoire.
Une amende de 2,5 millions d’euros a également été imposée à Jean Badache, 71 ans, ainsi que la confiscation de biens immobiliers, de comptes bancaires, de bijoux et de liquidités, totalisant 20 millions d’euros pour le couple. Ce jugement fait suite à un procès qui s’est déroulé sur une durée de deux mois au printemps dernier.
La société Apollonia, spécialisée dans le conseil immobilier en matière de défiscalisation et située à Aix-en-Provence, a exercé ses activités durant les années 2000. Au cours de dix années de fonctionnement, l’escroquerie a concerné 7 500 appartements vendus dans des conditions frauduleuses.
Elle promettait à ses clients aisés d’investir dans l’immobilier et de financer leurs achats sans apport, via une solution « clé en main » où tous les détails étaient gérés par Apollonia. En réalité, Apollonia contractait des prêts à leur insu, pouvant atteindre 8 millions d’euros, les laissant ainsi avec des dettes considérables.
Au total, quinze prévenus ont été jugés dans cette affaire souvent considérée comme la plus grande fraude immobilière en France. Outre le couple à la tête de l’entreprise, leur fils Benjamin Heysen-Badache, quatre commerciaux, trois autres employés, un avocat et trois notaires faisaient face à des peines allant jusqu’à dix ans de prison et à une amende d’un million d’euros.

