Alsace : Un « grand choc » va faire bouger les mobilités de l’Eurométropole

Illustration d’un TER en Alsace — G . VARELA / 20 MINUTES
  • La région Grand-Est et l’Eurométropole de Strasbourg ont signé un pacte des mobilités.
  • Ce « partenariat » va permettre d’augmenter très significativement le cadencement des trains régionaux, les dessertes, les amplitudes horaires.
  • Mais aussi transformer plusieurs gares en pôle d’échanges et développer le réseau de cars interurbains.

Avec la mise en place progressive dès 2022 de la Zone à faibles émissions (ZFE) dans l’Eurométropole de Strasbourg, une zone où seront notamment interdits tous les véhicules diesel « au plus tard » le 1er janvier 2028, la collectivité appuie sur l’accélérateur pour proposer des alternatives à la voiture.

Une ambition qui semble être sur la bonne voie avec la signature d’un pacte avec la région Grand-Est. Un pacte qualifié de « choc de l’offre » des mobilités par le vice-président de l’Eurométropole Alain Jund, en charge des mobilités et des transports. Cet accord a pour objectif la diminution de gaz à effet de serre, l’amélioration de la qualité de l’air mais aussi de soigner la « congestion d’autosolisme et de bouchon », dixit Alain Jund sans oublier « le droit à la mobilité pour tous. » Avec pour terrain de jeux, l’Eurométropole bien sûr, mais aussi tout son bassin d’emploi, de vie quotidienne, y compris transfrontalier. Un pacte qui devrait concrètement changer la donne pour bon nombre d’habitants, notamment ceux qui se sentent éloignés ou trouvent la capitale alsacienne mal desservie.

Les gares vont changer de fonction

Constat est fait que les 13 gares que compte l’Eurométropole sont trop peu utilisées, mis à part la gare centrale et peut-être celle d’Entzheim. Elles vont donc complètement changer de fonction, de nature. L’objectif principal de ce pacte est d’irriguer le territoire avec le train. Ainsi pour les gares de Bischheim, de Schiltigheim, le nombre d’arrêts va passer de 30 à 70. Pour celle d’Hoenheim de 30 à 60 arrêts, à Fegersheim, on passe de 48 arrêts journaliers à 78. Le réseau ferroviaire va s’accélérer d’autant plus que ce nouveau cadencement va aussi changer d’amplitude horaire pour aller, à partir de 2023, jusqu’à 22h30.

Transformation des gares en pôles d’échanges

D’ici à 2025, les gares de Vendenheim, du Roethieg, Bischheim, Schiltigheim, La Wantzenau vont également changer de nature pour devenir des pôles d’échanges métropolitains afin que « le train ne soit pas seulement quelque chose qui passe et prend des passagers, mais que cela devienne un pôle où il y a de la mobilité et des services », assure Alain Jund. Connexion avec les pistes cyclables, les bus, les cars, accessibilité renforcée, l’objectif brasse large.

Un Réseau express métropolitain routier ou interurbain

Les cars interurbains vont aussi bénéficier de ce pacte. Tout d’abord avec le fameux Transports en commun en site propre de l’ouest (TSPO), un serpent de mer qui s’agite depuis de longues années et devrait enfin se concrétiser à l’horizon 2024. Cela permettra d’améliorer l’accès à l’Eurométropole depuis Wasselonne. Amplitude horaire, rapidité et arrêts supplémentaires permettront à une partie de l’ouest de l’agglomération d’avoir enfin une réponse en termes de transport collectif, notamment via la connexion à Wolfisheim par le tram.

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