Allocution d’Emmanuel Macron : La deuxième phase de la réforme de l’assurance chômage confirmée au 1er décembre

C’est confirmé. Comme annoncé fin octobre par Elisabeth Borne, la deuxième phase de la réforme contestée de  l’assurance chômage entrera bien en vigueur à compter du 1er décembre, a confirmé ce mardi Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée.

« Depuis un mois, les règles ont commencé à changer pour rendre la reprise du travail plus attractive dans tous les cas et à partir du 1er décembre une nouvelle étape va s’engager », a indiqué le chef de l’État, défendant une « indispensable » réforme, « pour que le travail permette de vivre dignement et paie toujours davantage que l’inactivité ».

Dans le détail, Emmanuel Macron a confirmé qu’il faudra désormais « avoir travaillé au moins six mois dans les deux dernières années pour pouvoir être indemnisé alors qu’aujourd’hui les droits au chômage sont ouverts au bout de quatre mois de travail ».

Suspension de l’allocation en cas de recherche d’emploi non active

Par ailleurs, le président a indiqué que Pôle emploi aller « passer en revue les centaines de milliers d’offres d’emploi disponibles sans réponse dès les prochaines semaines » et que « les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leurs allocations suspendues », une disposition déjà prévue en cas de manquement aux obligations légales.

Actuellement, si les services de Pôle emploi constatent un manquement de la part du demandeur d’emploi, celui-ci peut être radié temporairement ou définitivement des listes et voir le versement de son allocation suspendu ou supprimé.

Les sanctions s’étalent entre une radiation d’un mois, si le demandeur d’emploi est incapable de justifier ses démarches ou qu’il refuse à deux reprises une offre raisonnable par exemple, et une radiation définitive en cas de déclaration mensongère, selon le site service-public.fr.

Avant de saisir une juridiction administrative, les demandeurs d’emploi peuvent commencer un recours gracieux auprès de Pôle emploi mais la décision prise pendant l’examen du recours continue de s’appliquer.