France

Alimentation : Le gouvernement appelle à limiter viande et charcuterie

La Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat a été publiée ce mercredi par les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé. Cette stratégie préconise « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie » et souligne que l’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61 % issus des « produits d’origine animale ».


Elle était attendue depuis plus de deux ans. La Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat a été présentée ce mercredi en collaboration avec les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé.

Cette stratégie, connue sous le nom de « Snanc », est censée sculpter l’action gouvernementale jusqu’en 2030 en faveur d’une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre. Elle est le résultat de la Convention citoyenne sur le climat ainsi que de la loi Climat et Résilience adoptée en 2021. Sujet à controverses, elle recommande finalement « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie », et non une diminution.

L’alimentation représente une empreinte carbone significative.

Le terme « réduction » figurait dans le projet initial, soutenu par le ministère de la Transition écologique, mais il avait provoqué un premier blocage. Le mot « limitation » a été préféré pour désigner la consommation de viande, ce qui a conduit à un second blocage de la part de Matignon, qui voulait remplacer l’idée de réduction par « une consommation de viande équilibrée ».

Parmi les objectifs énoncés dans le document figurent une réduction « de la consommation de viande importée », « une augmentation de la consommation de fruits et légumes, de légumineuses, de fruits à coque et de céréales complètes, ainsi qu’une consommation suffisante et limitée de poisson et de produits laitiers, et une limitation de la consommation de viande et de charcuterie, tout en réduisant la consommation de viande importée ».

Cette stratégie s’avère cruciale, car l’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61 % proviennent des « produits d’origine animale ».