Alimentation : Le dioxyde de titane banni des produits alimentaires français

Rien qu’au nom, on se dit que cette poudre blanche n’avait effectivement rien à faire dans nos produits alimentaires, où elle était utilisée comme colorant pour blanchir ou intensifier la brillance des confiseries, pâtisseries et autres plats cuisinés. Additif controversé, le dioxyde de titane, signalé sur les étiquettes par TiO2 ou E171 doit être interdit dans l’ensemble de l’
Union européenne dans le courant de l’année 2022.

Cette substance contenant des nanoparticules – d’une taille inférieure à 100 nanomètres facilitant leur pénétration dans l’organisme – a été bannie des assiettes françaises une première fois en janvier 2020. La mesure a depuis été reconduite, et l’est de nouveau pour 2022.

Six mois de transition

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) considère que l’E171 ne peut plus être considéré comme « sûr » en tant qu’additif alimentaire. L’EFSA a jugé ne pas pouvoir exclure la « génotoxicité » du composant, c’est-à-dire sa capacité à endommager l’ADN, le matériel génétique des cellules. « Après une ingestion orale, l’absorption des particules de dioxyde de titane est faible, mais elles peuvent s’accumuler dans l’organisme », selon l’EFSA.

L’interdiction européenne doit entrer en vigueur début 2022, avec une période de transition de six mois. « Pendant ce délai et afin de garantir l’absence de nouvelle mise sur le marché français de denrées alimentaires contenant du dioxyde de titane en tant qu’additif, la mesure de suspension est maintenue en 2022 », est-il expliqué dans la notice de l’arrêté publié vendredi par la France. Une mesure cohérente pour bien commencer la présidence française de l’UE.