Aïd el-Fitr : Christian Estrosi, maire de Nice, ne peut pas prier
Des milliers de musulmans ont célébré, vendredi 20 mars 2026, l’Aïd el-Fitr à Nice, accueillant près de 7.000 fidèles selon les organisateurs. Selon Nice-Matin, cette forte mobilisation témoigne de l’ancrage de cette célébration dans la vie locale.
À l’issue de la prière, l’imam Otmane Aissaoui a souhaité souligner le caractère strictement religieux de l’événement. « La prière était pour les musulmans, ce n’était pas une prière politique. Chaque musulman est libre de voter pour qui il veut », a-t-il affirmé, dénonçant toute tentative de récupération.
D’après les organisateurs, cette décision s’inscrit dans un contexte de lassitude face à ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation des fidèles dans le cadre de la campagne municipale, notamment par certains courants politiques.
De son côté, la municipalité de Nice rejette ces accusations. Dans un communiqué, elle précise que Christian Estrosi était « bien invité comme chaque année » et qu’il a accueilli des participants à l’entrée du site.
Ces versions contradictoires illustrent les tensions croissantes autour de la place du religieux dans le débat public local, à l’approche des élections municipales. Cet épisode se déroule dans un climat politique particulièrement tendu à Nice, où les questions liées à la laïcité, à l’identité et à la place des communautés occupent une place centrale dans la campagne.
Au-delà de l’incident lui-même, l’événement met en lumière la volonté affirmée de certains responsables religieux de maintenir une séparation stricte entre la pratique cultuelle et l’expression politique, dans un contexte où chacun scrute et interprète le moindre geste public.
Des milliers de musulmans ont célébré, vendredi 20 mars 2026, l’Aïd el-Fitr à Nice, marquant la fin du mois sacré du Ramadan. Principal point de rassemblement, le Palais des expositions de Nice a accueilli près de 7.000 fidèles selon les organisateurs.
Organisée par l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes, cette grande prière collective s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et de fraternité. Dans son prêche, l’imam Otmane Aissaoui a souligné l’importance du vivre-ensemble, appelant les fidèles à « faire entendre leur voix pour le vivre-ensemble aujourd’hui et demain ».
Ce message s’inscrit dans un contexte où la communauté musulmane locale souhaite affirmer sa place dans la société niçoise. En dehors du Palais des expositions, d’autres lieux de culte ont également été fortement mobilisés. La mosquée En Nour, située dans la Plaine du Var, a dû organiser deux offices successifs pour accueillir tous les fidèles. Une affluence similaire a été observée dans plusieurs quartiers de la ville, notamment à la salle Attaqwa aux Moulins ou dans le secteur de La Madeleine.
Dans le centre-ville, rue Reine Jeanne, la communauté tchétchène s’est également rassemblée pour célébrer cette fête marquant la rupture du jeûne. Partout, les fidèles ont vécu l’Aïd comme un moment de partage et de spiritualité, marquant la fin d’un mois d’efforts religieux intenses.
Selon Nice-Matin, cette forte mobilisation témoigne de l’ancrage de cette célébration dans la vie locale. Entre prières collectives, messages de paix et rencontres communautaires, cette journée a réuni des milliers de fidèles autour de valeurs communes de solidarité et de fraternité.

