Afterland ou quand des experts de la réalité virtuelle se mettent au Web3 pour cause de Covid

Afterland, c’est l’histoire d’un centre de réalité virtuelle en Occitanie qui se lance dans le développement d’un jeu, croisement entre Overwatch et Borderland, mais qui prend une longueur d’avance en l’ancrant sur la blockchain. Deux ans après le premier confinement, le jeu est enfin prêt (ou presque). La machine va être lancée, le jeu vidéo fait un énorme bond dans le Web3 avec AfterLand. Thomas Rubio, son directeur marketing, était l’invité de 20 Mint au Carré le 9 août.

Le terme est connu au sein de la communauté Web3 et du jeu vidéo : le Play-to-Earn (jouer pour gagner de l’argent, souvent des cryptomonnaies). C’est un concept dans lequel le joueur prend rarement du plaisir d’un point de vue vidéoludique. Comment faites-vous pour proposer un jeu qui se veut avant tout agréable à jouer et qui intègre des mécaniques de monétisation ?

Je vais prendre la question à l’envers, je vais commencer par présenter un petit peu ce que l’on fait. Avec Hymersion, on ne fait pas du Play-to-Earn, on a une expertise de la création du jeu vidéo depuis maintenant 2017. On travaille avec des entreprises et on développe des jeux. Depuis le début, notre objectif a toujours été de proposer un contenu qui est toujours exclusif et qui donne également du plaisir à chaque joueur. Et ce grâce à un travail minutieux sur le gameplay, la coopération et les différents modes de jeu, etc. Le Play-to-Earn, c’était une étape obligée, parce que sans ça, finalement, les jeux vidéo ne seraient pas arrivés aussi rapidement à s’implanter dans la blockchain.

Créer un jeu pour le Web 3, c’est très différent ?

Ce qui a véritablement changé, c’est notre perception du marché. Parce que dans le Web 2, on retrouve du gaming avec des millions d’utilisateurs. C’est facile de proposer un jeu à une communauté qui est déjà là. La difficulté finalement, c’est l’enjeu que l’on propose aux joueurs, mais il n’y a pas eu trop de changements en interne. La conception d’un jeu reste la même. Nous avons toujours l’expertise de modéliser, créer des open world, de texturiser…

Peux-tu nous présenter AfterLand ? On est sur un FPS qui a l’air assez tonique et assez dynamique dans le gameplay. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus là-dessus ?

Pour présenter AfterLand c’est un FPS (un jeu de tir à la première personne) où différents modes sont proposés : le premier mode étant le PvE (Player VS Environment), qui va être une exploration solo, ou à plusieurs. Le but sera de traverser différentes maps en récupérant des cristaux de téléportation pour invoquer un portail et découvrir un nouveau monde. À la sortie officielle du jeu, il y aura trois mondes. Pour rajouter du challenge, il y aura un système de compte à rebours : plus vous mettrez de temps à explorer, plus les ennemis vont être difficiles à vaincre et plus l’environnement deviendra dangereux. Il y a ensuite le mode PvP (Player VS Player), qui est le mode le plus compétitif qui se fait en arène. Dès le lancement du jeu le 1v1 et le 2v2 seront disponibles, et d’autres modèles d’équipes seront implémentés par la suite.

Quand sortira la première bêta ?

Elle devait arriver pour septembre. Mais il est possible que l’on sorte une exclusivité pour nos ambassadeurs, une sorte de version pré-alpha. On aura donc courant septembre, octobre, et novembre les versions bêta ouvertes et bêta fermées. Le lancement officiel lui est prévu pour début 2023.

Vous cibliez des publics assez différents : le hardcore gamer, l’investisseur, vraie composante du Web3, mais aussi le joueur occasionnel. Comment comptez-vous faire pour satisfaire tout le monde ?

Il est vrai que l’on a voulu intégrer tout le monde. Le mode PvE est un mode de jeu vraiment abordable pour tous les types de joueurs, d’autant qu’il y aura différents niveaux de difficulté. Pour le PvP, ce sera le mode de jeu en arène qui réunira les joueurs souhaitant s’entraîner entre eux et monter dans un classement. C’est pour cela que l’on a voulu faire une différence entre des joueurs qui veulent juste partir en exploration et ceux qui veulent montrer leur niveau. On s’est aussi aperçu qu’il y a beaucoup de gens qui ont accroché au projet mais qui ne sont pas des joueurs de FPS, et qui ne savent pas s’ils auront le temps d’y jouer fréquemment. On a donc mis en place trois lobbys, qui sont des maisons virtuelles avec des particularités. L’investisseur qui possédera un NFT spécial va pouvoir y créer toutes les ressources indispensables pour le jeu. Quand un joueur arrive dans un monde, il n’a rien, il sera donc compliqué d’avancer sans chercher des ressources, améliorer ses talents, etc. Les possesseurs de ce NFT pourront créer ce dont les joueurs ont besoin et le vendre. Ces investisseurs pourront également passer un contrat avec des joueurs, qui versent une partie des gains générés en échange de parties illimitées (une partie gratuite est disponible par jour dans le mode PvE.)

On parle là d’un jeu PC en priorité, mais qui intégrera demain le mobile ?

Le développement sur mobile est prévu pour 2023. Mais on ne sait pas combien de temps cela prendra. On se concentre d’abord sur la version PC. Tous les six sept mois, on va développer une nouvelle map. Donc cela signifie que le jeu n’aura pas vraiment de fin. On en propose trois au lancement, une quatrième arrivera très très vite.

Votre ADN de départ, c’est la réalité virtuelle. Est-ce que vous envisagez l’intégration de la vue subjective à 100 % avec un casque VR ?

On y réfléchit déjà. Notre intérêt, c’est qu’on puisse aussi repenser le jeu pour nos différents centres. Cela peut être intéressant aussi de proposer AfterLand vu qu’on a déjà des FPS dans nos centres de réalité virtuelle, mais ça, c’est autre chose encore…