Afghanistan : Un puissant tremblement de terre fait au moins 255 morts

Mise à jour de 9h45 avec la mise à jour du nombre de victimes

L’Afghanistan est dramatiquement endeuillé par un tremblement de terre. Au moins 255 personnes ont été tuées et 500 blessées dans un séisme de magnitude 5,9 qui a frappé le sud-est du pays, dans la nuit de mardi à mercredi, selon les autorités afghanes. Le bilan n’est surtout que provisoire.

« De nombreuses maisons ont été endommagées et les gens sont piégés à l’intérieur », a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement Bilal Karimi. « Nous appelons les agences d’aide à apporter une aide immédiate aux victimes du tremblement de terre afin d’éviter une catastrophe humanitaire », avait-il auparavant tweeté.

Une deuxième secousse presque identique

Le séisme, d’une magnitude 5,9, est survenu à une profondeur de 10 km vers 1h30 ce mercredi, tout près de la frontière avec le Pakistan, selon l’Institut sismologique américain (USGS). Une deuxième secousse de magnitude 4,5 a ensuite frappé quasiment au même endroit à la même heure, selon l’USGS.

Selon Yaqub Manzor, un chef tribal de Paktika, de nombreux blessés provenaient du district de Giyan, dans la province, et ont été transportés à l’hôpital par des ambulances et aussi des hélicoptères. « Les marchés locaux sont fermés et les gens se sont précipités [pour aider] dans les zones affectées », a-t-il précisé.

Un pays à la jonction de plusieurs plaques

Des photos postées sur les réseaux sociaux montraient des maisons effondrées dans les rues d’un village. Des vidéos montraient aussi des habitants des zones touchées chargeant des blessés dans un hélicoptère. Le tremblement de terre a été ressenti dans plusieurs provinces de la région, et aussi dans la capitale Kaboul, située à environ 200 km au nord de l’épicentre.

L’Afghanistan est fréquemment frappé par des séismes, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindu Kush qui se trouve à la jonction entre les plaques tectoniques eurasienne et indienne. Ces catastrophes peuvent être particulièrement ravageuses en raison de la faible résistance des maisons afghanes rurales.