Affaire Otom : L’Azuréenne retrouvée morte aux Seychelles n’était « ni dépressive ni suicidaire », affirme sa famille

Ils voulaient réagir à des « propos erronés » pour « que la réalité soit comprise sans mauvaise interprétation ». La famille d’Emmanuelle Badibanga, Azuréenne de 32 ans retrouvée morte aux Seychelles et dont le compagnon va être jugé pour meurtre, explique dans une interview à Nice-Matin qu’elle « n’était pas une femme dépressive ni suicidaire ».

Sa mère explique ainsi avoir décidé de prendre la parole à cause de la « colère de voir tous ces articles » qui disent l’inverse. Des sources proches de l’enquête menée en France, où les expertises contredisent celles organisées dans l’océan indien et penchent pour la thèse du suicide, expliquaient notamment à 20 Minutes que la victime « était [selon des témoignages] a priori plutôt dépressive ». Mais « sa personnalité était pleine de joie, elle était dynamique », rectifie Françoise, décidée à ne « pas laisser ainsi ternir [l’]image » de sa fille.

Ils évoquent une dispute « avérée »

Une seule chose « a pu lui saper le moral à un moment donné », ajoute également, toujours dans Nice-Matin, une cousine d’Emmanuelle Badibanga, et c’est « l’arrivée en 2020 de la pandémie qui a touché la salle qu’elle avait reprise dans l’événementiel » à Nice. « Mais elle avait dépassé ce stade car elle avait pris la décision de s’en séparer depuis quelques semaines déjà », indique-t-elle.

Cette autre membre de la famille assure aussi qu’une dispute dans le couple quelques jours avant le drame est « avérée ». « Ça n’a pas été tout beau tout rose là-bas. Ni là-bas ni en général d’ailleurs, malgré les apparences », dit-elle. Le procès qui doit s’ouvrir aux Seychelles la semaine prochaine le permettre peut-être.

En attendant, la justice française espère toujours pouvoir poursuivre l’enquête sur place. Mais, ce mardi encore, le procureur de la République de Nice confirmait à 20 Minutes n’avoir obtenu aucun retour sur la « demande d’entraide pénale internationale [qui a été] adressée [aux autorités locales] dès le 26 octobre 2021 ».