Affaire Jubillar : Cédric Jubillar change d’avocat avant l’appel.
Cédric Jubillar a été condamné en octobre à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, âgée de 33 ans. Son procès en appel « doit avoir lieu fin 2026, début 2027 ».
Condamné en octobre à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, Cédric Jubillar change de défense. Il a en effet décidé de faire appel à un nouvel avocat pour son procès en appel.
« Il a changé d’avocat parce qu’il veut changer de stratégie », a précisé mardi son nouvel avocat, Pierre Debuisson, confirmant une information de la Dépêche du Midi. Selon France Info, son procès en appel « doit avoir lieu fin 2026, début 2027 ».
Un avocat spécialisé dans les actions collectives
« Je n’ai pas encore accès au dossier, mais il faut vérifier que toutes les règles ont été respectées […] que la loi a bien été appliquée », a ajouté Me Debuisson, sans donner davantage de précisions. « Il faut que j’étudie le dossier en détail. J’ai énormément de travail », a encore déclaré l’avocat toulousain. Pierre Debuisson, spécialiste des actions collectives, a notamment défendu les victimes dans l’affaire des pizzas Buitoni.
L’un des anciens avocats de Cédric Jubillar, Alexandre Martin, a confirmé ce changement de conseil. « Il ne m’appartient pas de faire un quelconque commentaire sur les choix de M. Jubillar », a-t-il seulement déclaré.
Un procès sans corps, ni aveux
Cédric Jubillar était représenté depuis mi-2021 par Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, du barreau de Toulouse, qui l’ont défendu durant son procès aux assises à l’automne à Albi. L’avocat albigeois Jean-Baptiste Alary a été son premier défenseur, recruté quelques jours après la disparition de son épouse fin 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Après quatre ans de collaboration avec Mes Martin et Franck, Me Alary s’est retiré du dossier pour des raisons de santé quelques mois avant le procès.
Le 17 octobre, Cédric Jubillar, un peintre-plaquiste de 38 ans, a été reconnu coupable d’avoir tué son épouse, Delphine, une infirmière de 33 ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Le détenu, incarcéré à Toulouse-Seysses, a toujours clamé son innocence et a fait appel du verdict. Le 1er décembre, il a été déchu de son autorité parentale par la cour d’assises du Tarn, « une décision logique » pour les avocats de ses deux enfants.

