Affaire Grégory : La cour d’appel de Paris annule la garde à vue de Murielle Bolle de 1984

Murielle Bolle, ici lors du procès de Jean-Marie Villemin en 1993. (archives) — CHESNOT/SIPA

La cour d’appel de Paris s’est prononcée ce jeudi matin sur la validité de la garde à vue de Murielle Bolle, en 1984, en annulant les déclarations de ce témoin clé de l’ affaire Grégory devant les gendarmes. Murielle Bolle âgée de 15 ans à l’époque, n’était pas accompagnée d’un représentant légal en garde à vue.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel n’a en revanche pas annulé les déclarations que l’adolescente avait faites aux gendarmes avant le début officiel de cette garde à vue, ni son interrogatoire devant le juge Jean-Michel Lambert quelques jours plus tard.

Des déclarations capitales

Adolescente de 15 ans à l’époque du meurtre du petit Grégory Villemin dans les Vosges, le 16 octobre 1984, Murielle Bolle avait déclaré aux gendarmes en garde à vue que son beau-frère Bernard Laroche était passé la chercher à la sortie du collège en voiture le jour du meurtre, avant d’embarquer le petit garçon. Selon ses dires de l’époque, son beau-frère les aurait ensuite emmenés « près d’une petite place », non loin des rives de la Vologne, rivière dans laquelle le corps du garçonnet avait été retrouvé pieds et poings liés, et se serait ensuite absenté avec l’enfant avant de revenir seul à la voiture.

Murielle Bolle était par la suite revenue sur ses déclarations, indiquant qu’elle avait fait l’objet de pressions de la part des gendarmes et que tout ce qu’elle avait affirmé lors de la garde à vue était faux. Elle n’est depuis plus jamais revenue sur ces dénégations. Cette femme aujourd’hui âgée d’une cinquantaine d’années est considérée depuis cette garde à vue de 1984 comme un témoin clé de l’affaire.

Société

Affaire Grégory: «Il n’y a pas 36 hypothèses possibles», estime l’un des premiers enquêteurs

181 partages