Affaire Estelle Mouzin : La nouvelle série de fouilles dans les Ardennes est terminée

Les fouilles de cette semaine à Issancourt-et-Rumel étaient les septièmes en un an. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Les nouvelles fouilles entamées lundi dans les Ardennes pour rechercher le corps d’Estelle Mouzin, victime présumée en 2003 de Michel Fourniret, en présence de l’ex-épouse du tueur, se sont achevées jeudi, selon une avocate de la famille et une source proche du dossier. Il n’y a « a priori » plus de fouilles, a brièvement indiqué Me Corinne Herrmann, l’une des avocates du père de l’enfant disparue à 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne).

Néanmoins, la juge peut très bien décider, comme elle l’a fait plusieurs fois, de les reprendre quand elle le souhaitera. Cette septième campagne de fouilles en un an avait été engagée lundi, en présence de Monique Olivier, dans un bois communal d’Issancourt-et-Rumel, exploré pendant trois jours fin avril par les enquêteurs et la juge d’instruction Sabine Kheris, à partir « d’indications » livrées par l’ex-épouse du tueur en série défunt. Sans résultats jusqu’à présent.

« C’est difficile, vingt ans après »

Extraite de sa cellule où elle purge une peine de sûreté de vingt-huit ans pour complicité dans quatre des meurtres de son ex-mari, Monique Olivier, 72 ans, a amené « des précisions » et essayé d’aider à « retrouver le scénario de ces trois jours terribles », mais « c’est difficile, vingt ans après », avait déclaré mardi Me Corinne Herrmann. Lundi, les opérations de fouilles s’étaient poursuivies tard dans la soirée, afin notamment de « la remettre dans les conditions de l’époque », mais aussi de « faire remonter des images ».

Lors d’une précédente campagne de recherches dans cette région des Ardennes, théâtre d’une bonne partie du parcours criminel de Michel Fourniret, Monique Olivier avait pour la première fois reconnu le 1er avril un rôle dans la séquestration d’Estelle. Elle avait précisé avoir accompagné son ex-mari au bord du bois d’Issancourt-et-Rumel pour le laisser aller enfouir le corps de la fillette, le 11 janvier 2003. Le village d’Issancourt-et-Rumel se situe à quelque quatre kilomètres de Ville-sur-Lumes, où, toujours selon Monique Olivier, Fourniret a séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison appartenant à sa soeur.

Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d’Estelle Mouzin. Il est décédé à 79 ans à Paris en mai.

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