Affaire Estelle Mouzin : Eric Mouzin note de « vraies avancées » dans les recherches du corps de sa fille

Montage avec les photos de Michel Fourniret, à gauche, et d’Estelle Mouzin, à droite. — Sipa/Niko/Sipa

Même s’il se montre prudent face aux nouvelles fouilles engagées pour retrouver le corps de sa fille disparue en 2003, le père d’Estelle Mouzin se félicite des « vraies avancées » dans l’enquête depuis deux ans. Les recherches actuellement menées dans les Ardennes « sont faites sur la base des déclarations des mis en examen [Michel Fourniret et Monique Olivier], qui continuent leur travail de perversion en donnant des informations erronées, volontairement ou en raison de leur état de santé », estime Eric Mouzin dans une interview au Journal du Dimanche.

Sa fille Estelle, alors âgée de 9 ans, a disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes en Seine-et-Marne. Ce que Michel Fourniret et Monique Olivier « disent est à prendre avec la plus grande circonspection. C’est à la juge d’instruction d’évaluer ça, et d’engager ensuite les moyens nécessaires, qui sont à chaque fois très importants », ajoute-t-il.

« On est très contents de son travail depuis [que Sabine Kheris] a pris en charge le dossier en septembre 2019. Pour la première fois, l’enquête est structurée, et on note de vraies avancées », poursuit-il. « Chaque fois qu’on nous annonce de nouvelles investigations, nous nous réjouissons car on avance sur le chemin pour retrouver Estelle », ajoute Eric Mouzin. « Je suis sûr que les méthodes de Mme Kheris profiteront à tous ».

« Face à l’horreur, je tiens, c’est tout »

Dix-huit ans après la disparition de sa fille, Eric Mouzin confie que sa « voiture est prête » en cas de coup de téléphone annonçant la découverte du corps d’Estelle. « Face à l’horreur, je tiens, c’est tout. Dans cette affaire on est passés par un certain nombre d’étapes particulièrement éprouvantes », souligne-t-il. « Pour moi, pour ma famille, il faut continuer à vivre, vraiment ».

Le tueur en série Michel Fourniret a fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans cette affaire et a ensuite été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ». Une nouvelle série de fouilles a débuté le 6 avril à Issancourt-et-Rumel, un village des Ardennes à 4 km de Ville-sur-Lumes, où, selon Monique Olivier, son ex-époux a séquestré, violé et tué Estelle Mouzin, dans une maison appartenant à sa sœur.

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