Affaire Epstein : Le patron de Barclays visé par une enquête sur ses liens d’affaires avec le financier

Jeffrey Epstein a déjà été condamné en 2008. — Uma Sanghvi/AP/SIPA

Jes Staley est en difficulté. Le patron de Barclays est visé par une enquête des régulateurs britanniques sur ses liens d’affaires avec le financier Jeffrey Epstein. Les deux principaux régulateurs financiers britanniques, la FCA et la PRA, ont lancé une enquête sur la manière dont Jes Staley a évoqué auprès de son groupe ses liens d’affaires passés avec Jeffrey Epstein, financier accusé de trafic de mineurs et qui s’est depuis suicidé en prison.

Cette annonce met sous pression le directeur général de l’un des plus grands groupes financiers au monde, et a éclipsé les résultats 2019 de la banque que cet Américain de 63 ans a remise sur de bons rails ces dernières années.

« Je regrette profondément avoir eu des liens avec Jeffrey »

Jes Staley avait développé cette relation d’affaires dans les années 2000 lorsqu’il dirigeait la branche de banque privée de JPMorgan qui comptait parmi ses clients le financier américain.

S’exprimant auprès de journalistes, Jes Stanley a présenté ses excuses à propos d’une relation qui s’est poursuivie selon lui jusqu’à l’été ou l’automne 2015, alors que Jeffrey Epstein avait été condamné en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride. « Évidemment je pensais bien le connaître et ce n’était pas le cas. Il est certain qu’avec ce que nous savons maintenant je regrette profondément avoir eu des liens avec Jeffrey », a-t-il dit.

Le groupe lui maintient par conséquent sa « pleine confiance »

Barclays a précisé que son directeur général a confirmé n’avoir plus eu de contact avec Jeffrey Epstein depuis qu’il a pris son poste de patron de la banque britannique en décembre 2015. Le conseil d’administration de Barclays estime quant à lui que Jes Staley « a été suffisamment transparent » sur « la nature et l’étendue » de sa relation avec Jeffrey Epstein. Le groupe, qui coopère avec les régulateurs, lui maintient par conséquent sa « pleine confiance » et soutient sa réélection à son poste lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires le 7 mai prochain.

Ce n’est pas la première affaire concernant Jes Staley, qui avait été contraint de payer une amende en 2018 pour avoir tenté d’identifier un lanceur d’alerte au sein de la banque.

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