France

Affaire Epstein : Bill Gates entendu par une commission du Congrès américain

Bill Gates doit être entendu le 10 juin par une commission de la Chambre des représentants enquêtant sur l’affaire Jeffrey Epstein. Selon ses propres déclarations, la relation entre Bill Gates et Jeffrey Epstein aurait débuté en 2011, soit trois ans après la condamnation de Jeffrey Epstein pour incitation à la prostitution d’une mineure.


Une nouvelle audition dans l’affaire Epstein est prévue. Bill Gates doit être entendu le 10 juin par une commission de la Chambre des représentants qui enquête sur l’affaire Jeffrey Epstein, selon des informations confirmées mardi par l’AFP après des révélations de Politico. L’audition se déroulera à huis clos.

La commission souhaite interroger le cofondateur de Microsoft sur ses relations passées avec le financier américain, décédé en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Un porte-parole de Bill Gates a indiqué que ce dernier « se réjouit de l’opportunité d’apparaître devant la commission » et qu’il est disposé à coopérer avec les élus.

Dans le même communiqué, il est précisé que « bien qu’il n’ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d’Epstein, il est impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir cet important travail ». L’objectif est de clarifier la nature de ses interactions avec Jeffrey Epstein.

Fin février 2026, Bill Gates avait déjà reconnu que ses contacts avec Jeffrey Epstein constituaient « une énorme erreur ». Devant des membres de sa fondation, il avait expliqué : « C’était une énorme erreur de passer du temps avec Epstein », tout en affirmant : « Je n’ai rien fait d’illégal. Je n’ai rien vu d’illégal. »

Selon ses propres déclarations, la relation entre les deux hommes aurait débuté en 2011, soit trois ans après la condamnation de Jeffrey Epstein pour incitation à la prostitution d’une mineure. Il avait également admis des relations extraconjugales avec deux femmes russes, sans lien, selon lui, avec les actions du financier.

Des documents publiés par le ministère américain de la Justice mentionnent par ailleurs un brouillon d’e-mail attribué à Jeffrey Epstein, dans lequel celui-ci évoque des relations extraconjugales de Bill Gates et affirme avoir aidé « Bill » à obtenir des médicaments liés à « des relations sexuelles avec des filles russes ». Ces éléments, comme le rappelle le dossier, ne constituent pas en eux-mêmes une preuve d’actes répréhensibles.