Affaire Bétharram : L’enseignement catholique ne ferme pas l’école.
Ce jeudi sur RTL, Pierre-Vincent Guéret, président de la FNOGEC, a déclaré que l’école catholique Notre-Dame de Bétharram allait « fermer ». À ce jour, plus de 200 anciens élèves ont déposé plainte contre des prêtres et des surveillants de l’établissement, le parquet de Pau ayant ouvert une enquête en 2024.
Ce jeudi sur RTL, Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC), a annoncé que l’école catholique Notre-Dame de Bétharram allait « fermer ».
Cette institution catholique, située près de Pau, est au cœur de ce qui est désormais connu sous le nom d’affaire Bétharram, qui implique des accusations de violences physiques et sexuelles ayant eu lieu au sein de l’établissement entre 1950 et 2010.
« Bétharram va fermer, ce n’est pas une option », a confirmé le président de la FNOGEC, déplorant que « l’établissement Bétharram éclabousse par sa réputation l’intégralité de l’enseignement catholique ».
Cependant, selon Pierre-Vincent Guéret, l’école, qui se nomme Beau Rameau depuis 2009, ne fermera que sur le plan institutionnel. En réalité, l’institution déménagera dès que Rome donnera son consentement. Cela devrait avoir lieu « au maximum à l’été », assure le président de la FNOGEC.
L’affaire Bétharram est l’un des plus grands scandales liés aux violences physiques et sexuelles dans l’enseignement catholique en France. À ce jour, plus de 200 anciens élèves ont déposé plainte contre des prêtres et des surveillants de l’établissement, entraînant l’ouverture d’une enquête par le parquet de Pau en 2024.
Cette affaire a fortement impacté François Bayrou, alors Premier ministre. En tant que maire de Pau, il avait inscrit plusieurs de ses enfants dans cette école, et son épouse y avait enseigné le catéchisme. Une commission d’enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire a reproché à François Bayrou un « défaut d’action », arguant qu’il avait été informé des agissements dans cette école lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.

