Affaire Adrien Quatennens : Alexis Corbière (LFI) conditionne le retour dans le groupe du député « à ses actes »

Le député de la France insoumise Alexis Corbière a conditionné jeudi le retour en avril d’Adrien Quatennens au sein de son groupe parlementaire à ses « actes », assurant qu’un nouveau débat aurait lieu sur l’élu du Nord, condamné pour violences conjugales. « En fonction des actes de monsieur Quatennens, on verra si après le 13 avril il réintègre le groupe », a déclaré Alexis Corbière sur France 2, en référence à la date d’expiration des quatre mois d’exclusion prononcée par le groupe LFI contre le député du Nord lors de sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis le 13 décembre par la justice.

Adrien Quatennens, absent depuis septembre, est revenu mercredi à l’Assemblée nationale, en tant que non inscrit.

Quatennens suspendu du groupe LFI jusqu’au 13 avril

Parmi les « actes » qui seront scrutés, Alexis Corbière a cité en s’adressant directement au député du Nord : « rien qui fasse diversion et qui fait (…) qu’on parle d’autre chose que ce qui est principal : le 19 (janvier), il faut aller manifester » contre la réforme des retraites. « Jusqu’au 13 avril, il est suspendu et après il y aura une clause de revoyure qui fait qu’on rediscutera de tout ça », a insisté Alexis Corbière.

Adrien Quatennens, un très proche de Jean-Luc Mélenchon, a été condamné le 13 décembre à l’issue d’une reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou « plaider-coupable ») pour « violences sans incapacité commises par conjoint » entre octobre et décembre 2021, ainsi que pour « envoi régulier et malveillant de messages » à son épouse entre août et septembre 2022. Son groupe avait alors décidé de son exclusion pour quatre mois.

Mais le long entretien télévisé qu’il a accordé le lendemain de sa condamnation, a provoqué de vives réactions chez un certain nombre de députés et de militants insoumis, certains allant jusqu’à demander son exclusion définitive. Lors de cet entretien, Adrien Quatennens dénonçait un « lynchage médiatique ». « Je ne suis pas un agresseur. Je ne suis pas un homme violent parce que j’ai reconnu une gifle ».