France

Accord récent entre candidats de gauche et LFI pour les municipales 2026

Aucune alliance n’a été conclue dans plusieurs grandes villes importantes, dont Paris, Marseille, Bordeaux, Rennes, Montpellier, Rouen ou Nancy, où les différentes listes ont décidé de se maintenir séparément. À Limoges, le candidat PS-PCF-Place publique Thierry Miguel, troisième du premier tour, a accepté lundi de fusionner sa liste avec celle du député Insoumis Damien Maudet pour battre le président LR de la métropole Guillaume Guérin.


À quelques jours du second tour des élections municipales, les discussions entre les partis de gauche se sont intensifiées lundi dans plusieurs grandes villes. Bien qu’il n’existe pas d’« accord national » entre le Parti socialiste et La France insoumise, plusieurs accords locaux ont été établis pour présenter des listes communes lors du scrutin de dimanche.

Cependant, aucune alliance n’a été formée dans plusieurs grandes villes clés telles que Paris, Marseille, Bordeaux, Rennes, Montpellier, Rouen et Nancy, où les différentes listes ont décidé de se maintenir séparément. À l’inverse, dans d’autres villes, les négociations ont abouti à des rapprochements qualifiés de « fusions techniques », signifiant la création de listes communes sans engagement programmatique ou garantie de co-gouvernance post-élection. Ces rapprochements ont suscité des critiques acerbes de la part de la droite et du centre, qui désapprouvent ces « accords de la honte ».

### Toulouse
À Toulouse, quatrième ville de France, les socialistes et les écologistes ont fini par se rallier derrière la candidature de François Piquemal, membre de La France insoumise. L’objectif est de tenter de battre le maire sortant divers droite, Jean-Luc Moudenc, lors du second tour. Lors d’une conférence de presse, en présence de membres des deux listes, le député LFI François Piquemal a déclaré qu’il y avait une « liste commune en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse » avec le socialiste François Briançon, ainsi qu’un « accord de gouvernance ». La montée en puissance de LFI au premier tour a fortement influencé cette décision, les partenaires de gauche estimant qu’une candidature unique pouvait offrir une chance de changer l’équilibre local.

### Nantes
À Nantes, la maire sortante et numéro deux du Parti socialiste, Johanna Rolland, a accepté un accord de fusion avec La France insoumise. « C’est une fusion démocratique qui se concrétise entre nos listes », a expliqué Johanna Rolland. Cette décision fait suite au résultat serré du candidat de la droite et du centre, Foulques Chombart de Lauwe, qui a terminé juste derrière la socialiste dimanche soir. L’accord prévoit de céder 10 places à LFI sur la liste de Rolland, tout en stipulant que les candidats insoumis ne siègeront pas dans la majorité, mais dans l’opposition.

### Lyon
À Lyon, la principale liste de gauche est conduite par le maire écologiste sortant, Grégory Doucet. Il a annoncé lundi le ralliement de La France insoumise pour le second tour face à Jean-Michel Aulas. « Le rassemblement autour de Grégory Doucet s’élargit. En responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique », a affirmé l’équipe du maire écologiste. L’objectif est de contrer Jean-Michel Aulas, qui a qualifié l’accord d’« honteux ».

### Strasbourg
À Strasbourg, la maire écologiste Jeanne Barseghian et La France insoumise ont annoncé lundi une alliance pour le second tour des municipales face à la socialiste Catherine Trautmann et au LR Jean-Philippe Vetter. « Nous faisons le choix de la gauche rassemblée », a déclaré l’édile, mentionnant « le péril que notre ville puisse basculer aux forces réactionnaires et conservatrices ». La liste fusionnée se veut être un « bloc populaire » face à « un bloc de droite radicalisé » et « un bloc macroniste incarné aujourd’hui par la candidature de Madame Trautmann », selon le candidat LFI Florian Kobryn.

### Brest
À Brest, La France insoumise s’associe également à une liste socialiste menée par le maire sortant François Cuillandre, par le biais d’une fusion technique. « La gauche reste majoritaire à Brest, dans sa diversité », a déclaré Cuillandre lors d’une conférence de presse avec la candidate LFI Cécile Beaudouin. « Le souhait que nous avons, c’est de continuer cette aventure en commun de la gauche », a-t-il ajouté.

### Limoges
À Limoges, le candidat PS-PCF-Place publique Thierry Miguel, troisième au premier tour, a accepté lundi de fusionner sa liste avec celle du député Insoumis Damien Maudet pour battre le président LR de la métropole, Guillaume Guérin. Arrivés derrière Guillaume Guérin au premier tour avec respectivement 16,92 % et 24,86 % des suffrages contre 27,34 % pour leur adversaire, Thierry Miguel et Guillaume Maudet espèrent faire passer à gauche cette ville de 130 000 habitants, longtemps dirigée par le PS entre 1912 et 2014.

### Avignon
Dans la cité des papes, la liste de La France insoumise conduise par Mathilde Louvain va fusionner avec celle du socialiste David Fournier pour le second tour. Les deux listes avaient respectivement terminé quatrième et troisième au premier tour. « Il n’y aura qu’une seule liste de gauche » au second tour, a confirmé un proche du candidat socialiste à l’AFP, jugeant cette union indispensable pour tenter de maintenir la ville à gauche et battre Olivier Galzi, arrivé en tête avec plus de 27 % des voix.

### Clermont-Ferrand
À Clermont-Ferrand, le maire socialiste sortant Olivier Bianchi a annoncé lundi la fusion « technique » de sa liste avec celle de LFI dirigée par la députée Marianne Maximi pour le second tour des élections municipales. « Nous avons décidé de mettre en commun nos forces à travers un accord technique » au second tour, a déclaré l’édile lors d’une conférence de presse. Olivier Bianchi, qui vise un troisième mandat dans une ville dirigée par les socialistes depuis la Libération, est arrivé derrière le candidat LR Julien Bony.