Accident de trains en Espagne : 39 morts confirmés
L’accident s’est produit dimanche à 19h45 près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga, faisant au moins 39 morts et plus de 120 blessés. Selon le président de la Renfe, « l’erreur humaine est pratiquement écartée » et l’accident pourrait être « lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure ».
L’accident s’est produit dimanche à 19h45 près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga. Sur les images de la Guardia Civil espagnole, on peut voir la forte collision entre les deux trains. Avant l’impact, le train Iryo a déraillé et s’est déporté sur la voie parallèle, heurtant un autre train de la Renfe, circulant dans l’autre sens. Les wagons arrière du train Iryo ont déraillé et percuté les deux premiers wagons de l’autre train, les projetant « hors des rails », tant la violence du choc était forte, a déclaré le ministre des Transports, Oscar Puente.
Les services d’urgence travaillent sur le site de l’accident alors que les opérations de secours se poursuivent à Adamuz. Au moins 39 personnes sont mortes et plus de 120 ont été blessées.
Sur une image fixe extraite d’une vidéo diffusée le 19 janvier par la Guardia Civil espagnole, des secouristes interviennent sur le site. L’opération est difficile car les dernières voitures du train Iryo se sont couchées sur le flanc, et les quatre wagons du train de la Renfe se sont retournés, deux d’entre eux semblant avoir été écrasés par l’impact.
Le ministre des Transports a qualifié l’accident d’« extrêmement étrange ». « Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ? », s’est interrogé Oscar Puente. Il a ajouté que « tous les experts en matière ferroviaire […] sont très surpris par cet accident ». L’enquête est en cours pour comprendre les circonstances de l’accident.
Des secouristes transportent une personne blessée après la collision des trains. Des centaines de blessés ont été pris en charge.
L’arrivée prévue lundi d’engins lourds pour déblayer les lieux de la collision pourrait permettre aux secours de découvrir de nouveaux corps et d’alourdir le bilan des décès.
Selon le président de la Renfe, « l’erreur humaine est pratiquement écartée ». Il a estimé que l’accident pouvait être « lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure ». Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite et limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il précisé, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.
Ce drame constitue le pire accident ferroviaire en Espagne depuis plus d’une décennie et l’un des plus graves en Europe de ce siècle. La voie ferrée avait été rénovée en mai 2025 et le train Iryo avait été inspecté quatre jours plus tôt.
« Pour l’instant, la Garde civile se concentre sur l’identification des victimes et le travail de criminalistique. L’enquête est menée par la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires », a déclaré la porte-parole de la Garde civile.
Ce lundi, les proches des victimes, les passagers, mais également tout le pays attendent des réponses après ce tragique accident. Les autorités ont promis une totale transparence concernant l’enquête.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a déclaré lundi lors d’une conférence de presse à Adamuz qu’il décrétait trois jours de deuil national à partir de minuit.

