« Abominable » : Comment Jill Culton a-t-elle créé l’adorable yéti du film

«Abominable» de Jill Culton et Todd Wilderman — Universal Pictures France

  • Dans « Abominable », des gamins chinois tentent de sauver un yéti traqué.
  • La réalisatrice Jill Culton s’est inspirée de son très gros chien pour donner vie à son héros velu.
  • Elle a aussi pensé aux légendes chinoises et à l’animation japonaise.

Les premières images d’Abominable de Jill Culton et Todd Wilderman vues au Festival d’Annecy donnaient grandement envie. Le film tient largement ses promesses. Les efforts de trois gamins chinois pour sauver un yéti perdu en pleine ville et le ramener chez lui dans l’Himalaya sont aussi drôles qu’attendrissantes.

Cette coproduction entre Dreamworks et le studio américano-chinois Pearl trouve un équilibre parfait entre aventures et poésie en se centrant sur une jeune héroïne débrouillarde et une créature craquante qu’une milliardaire et une scientifique veulent capturer. Pour 20 Minutes, Jill Culton a expliqué comment elle avait créé Everest, le yéti dont on a envie d’acquérir la peluche dès sa première apparition.

Une bestiole qui a du chien

C’est son très gros toutou qui a donné des idées à la réalisatrice. « Ce yéti est à la fois imposant, pataud et câlin, raconte la cinéaste. Sa taille et ses capacités de tendresse le rendent aussi impressionnant que le plus adorable des animaux de compagnie. » Everest a tout d’un chien dans ses attitudes. Il peut effrayer par sa puissance musculaire et son poids faisant tomber à la renverse les gamins sur lesquels il saute pour leur témoigner son affection débordante.

Des origines asiatiques

Les créateurs d’Abominable ont aussi plongé dans les légendes chinoises pour créer Everest. « Nos collaborateurs des studios Pearl ont été précieux pour s’assurer que nous ne commettions pas d’impairs vis-à-vis de leur culture », insiste Jill Culton. Everest fait évidemment penser au singe mythique mais aussi à Totoro, la délicieuse boule de poils géante inventée par Hayao Miyazaki. Comme lui, Everest peut faire pousser des plantes ou transporter ses copains dans sa fourrure.

En phase avec la nature

« Il me semblait indispensable qu’Everest ait des pouvoirs uniques, précise Jill Culton. Et aucun pouvoir ne me semblait plus beau que celui de pouvoir commander à la nature. » Myrtilles géantes pour nourrir ses amis ou océan de fleurs pour faire voguer un bateau offrent des moments des moments de magie au spectateur. « Everest est aussi sensible à la musique du violon de l’héroïne car il est touché par tout ce qui est beau », précise Jill Culton. Exactement ce que ressent le public en découvrant ce conte.

Cinéma

VIDEO. «Yéti & Compagnie»: Le yéti au cinéma, presque un genre à lui tout seul

Cinéma

Nous avons vu les premières images d’«Abominable» au Festival d’Annecy

1 partage