A Nice, le départ du « convoi de la liberté » se lance mercredi matin en espérant rejoindre Paris samedi

Le « convoi de la liberté » s’active en France. Cette initiative lancée au Canada par des opposants aux mesures sanitaires, bloque depuis une semaine le centre de la capitale Ottawa. C’est ce que comptent faire des milliers de personnes, près de 278.000, selon le groupe Facebook « Le convoi de la liberté » samedi à Paris, en arrivant par convois de poids lourds mais aussi de véhicules particuliers pour protester contre le pass vaccinal. Pour arriver à temps, plusieurs départs sont prévus des quatre coins du pays.

Pour le Sud-Est, c’est à Nice que commence le voyage, à 10 h, du centre commercial Carrefour Lingostière. Objectif, atteindre à 19 h Avignon où d’autres « convoyeurs » partis de Marseille, Toulon ou encore Montpellier les rejoindront pour continuer leur route vers la capitale.

Une organisation « citoyenne »

Pas vraiment de « décideurs, ni vraiment d’organisateurs. Les gens se concertent, parlent entre eux », comme l’indique « un soutien » de Nice qui « ne pourra malheureusement pas prendre la route ». Sur le réseau social, plusieurs groupes ont été créés et des posts montrent un peu de confusion sur les horaires, les endroits où se retrouver avec d’autres partages de groupes pour avoir plus d’informations. Difficile de savoir combien de personnes se retrouveront effectivement mercredi matin pour partir. Contactée, la préfecture des Alpes-Maritimes n’avait pas d’informations à ce sujet mardi soir.

Victoire*, 57 ans, qui fera partie du cortège, n’en sait rien non plus. Mais elle assure que des motards ouvriront la voie et que « les milliers de manifestants du samedi ne pouvant pas arrêter de travailler pour cet événement » seront présents pour les soutenir au départ. Elle n’a pas peur des forces de l’ordre, que ce soit à Nice ou à Paris. « Tout le peuple sera là, rien ne peut nous arrêter ».

Elle ajoute : « Avec cette initiative citoyenne, nous avons créé une entraide, une vraie solidarité », souligne-t-elle en affirmant que, sur les routes, « des gens seront là ». Et niveau organisation, elle a prévu d’être hébergée gratuitement jusqu’à la destination finale.

Un convoi jusqu’à Bruxelles

Cette ancienne auxiliaire de vie ne peut plus exercer à cause du pass vaccinal. Elle a alors « rejoint le mouvement » parce qu’elle veut « que ça change, qu’on soit de nouveau libre ». « Je ne trouve pas ça normal d’être obligée d’être vaccinée pour avoir un travail, pour aller au restaurant, pour faire des activités culturelles, pour vivre tout simplement », s’exclame-t-elle.

Selon elle, ce « convoi de la liberté » est « mondial ». « Il part du Canada mais ça faisait longtemps qu’on parlait de faire quelque chose de similaire ». D’après les informations communiquées sur le principal groupe Facebook créé le 26 janvier, les « convoyeurs » devraient aller jusqu’à Bruxelles le 14 février, où la contestation contre les mesures sanitaires est de plus en plus virulente. Victoire, elle, « ira jusqu’au bout ».

A Berne, en Suisse, le convoi a été bloqué et n’a pas pu atteindre la place de la ville. La police, qui était au courant de l’appel rendu public sur les réseaux sociaux, était prête et avait bloqué les accès au préalable.

*Le prénom a été modifié à sa demande