Zelensky annonce le plan américain : réponse russe ce mercredi.
Volodymyr Zelensky a déclaré que « la ligne de déploiement des troupes à la date de cet accord est la ligne de contact reconnue de facto ». Il a également affirmé que « tout accord prévoyant un retrait des troupes ukrainiennes doit être approuvé par référendum par les Ukrainiens », ce qui nécessiterait un cessez‑le‑feu de 60 jours.
« Nous aurons une réaction des Russes après que les Américains leur auront parlé », a affirmé Volodymyr Zelensky lors d’une diffusion ce mercredi.
Gestion de la centrale de Zaporijjia
Le président ukrainien a déclaré que Washington propose une gestion conjointe de la centrale nucléaire de Zaporijjia, actuellement sous contrôle russe dans le sud de l’Ukraine, par Moscou, Kiev et Washington, tout en exprimant son opposition à cette proposition.
« La centrale nucléaire de Zaporijjia serait exploitée conjointement par trois pays : l’Ukraine, les États-Unis et la Russie […] Pour l’Ukraine, cela semble très inapproprié et pas tout à fait réaliste », a-t-il précisé.
Gel du front sur les lignes actuelles
Volodymyr Zelensky a signalé que la dernière version du plan américain pour résoudre le conflit avec la Russie propose de geler le front sur les positions actuelles et d’initier des discussions sur la création de zones démilitarisées.
« La ligne de déploiement des troupes à la date de cet accord est la ligne de contact reconnue de facto », a déclaré le président ukrainien, comme l’ont rapporté ses propos mercredi. « Un groupe de travail se réunira pour déterminer le redéploiement de forces nécessaires pour mettre fin au conflit, ainsi que pour définir les paramètres des futures possibles zones économiques spéciales », a-t-il ajouté.
Zelensky dénonce le gel sans trancher la question territoriale
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que la dernière version du plan américain, discutée avec Kiev et présentée aux Russes, entraînerait de facto un gel du front sans résoudre la question d’éventuelles cessions de territoire à Moscou. Il a soulevé plusieurs points sensibles qui demeurent ouverts et a appelé à des décisions politiques impliquant les Ukrainiens.
Selon M. Zelensky, « la ligne de déploiement des troupes à la date de cet accord est la ligne de contact reconnue de facto », ce qui pourrait permettre la création de « possibles zones démilitarisées ». Le plan, présenté il y a près d’un mois et discuté séparément avec Moscou (notamment lors de rencontres en Floride le week-end dernier), vise à mettre fin à presque quatre ans de guerre, mais l’acceptation russe n’est pas garantie.
Le président ukrainien a indiqué que Kiev et Washington n’ont pas trouvé de « consensus » sur la question territoriale, alors que Moscou exige particulièrement que Kiev lui cède une partie de la région orientale de Donetsk encore sous contrôle ukrainien. Zelensky a réaffirmé sa condition démocratique :« tout accord prévoyant un retrait des troupes ukrainiennes doit être approuvé par référendum par les Ukrainiens », ce qui nécessiterait un cessez-le-feu de 60 jours.
OTAN, centralité ukrainienne et constitution
La nouvelle version du plan ne demande pas formellement à l’Ukraine de renoncer à son intégration à l’Otan. « C’est à l’Otan de décider si elle souhaite ou non accueillir l’Ukraine parmi ses membres. Et notre choix est fait. Nous avons renoncé à modifier la Constitution ukrainienne pour y inscrire que le pays ne rejoindra pas l’Otan », a déclaré Volodymyr Zelensky, rappelant qu’une version antérieure exigeait un engagement juridique de Kiev à ne pas rejoindre l’Alliance.
Un plan aux contours flous
La dernière version du plan américain, bien qu’elle vise à instaurer un cessez-le-feu, laisse en suspens d’importantes décisions territoriales et institutionnelles. Celles-ci devront, tôt ou tard, être tranchées politiquement par les Ukrainiens, leurs partenaires, et, si possible, par la Russie.

