Vooruit veut une indexation automatique de tous les salaires

Selon les députées Melissa Depraetere et Anja Vanrobaeys, ce n’est pas le cas d’environ 200.000 travailleurs, dont le personnel du secteur de l’énergie. Elles ont déposé une proposition de loi pour y remédier. Celle-ci a été co-signée par le PS. L’indexation des salaires est établie par la loi dans le secteur public et pour les allocations sociales. Dans le privé, les partenaires sociaux ont la liberté de choisir la méthode d’indexation par le biais de conventions collectives. Parmi les 200 commissions paritaires existantes, il en est sept où l’indexation ne se déroule pas automatiquement. Dans 17 sous-secteurs, seul le salaire minimum est indexé.

Au total, quelque 200.000 travailleurs sont concernés, dont les chauffeurs de taxi, les pêcheurs, les secrétaires et le personnel des centrales électriques et des fournisseurs d’énergie.

Les socialistes flamands jugent cette situation incompréhensible. « Plusieurs études montrent que l’indexation automatique des salaires offre la meilleure protection du pouvoir d’achat. Il est inexplicable qu’un grand groupe de travailleurs ne voit pas son salaire augmenter en même temps que les factures. Les géants de l’énergie enregistrent pour le moment des gains indécents mais les travailleurs de ce secteur ne peuvent même pas compter sur une indexation automatique », ont fait remarquer les députées.

Pour Sophie Themont, députée PS et également signataire du texte, « à l’heure où les factures énergétiques explosent et que le prix du caddie ne cesse d’augmenter, les socialistes souhaitent mettre fin à cette discrimination. L’indexation automatique des salaires est un rempart essentiel pour garantir un meilleur pouvoir d’achat à tous les travailleurs », estime-t-elle dans une réaction envoyée à Belga.