Voici le premier véhicule autonome qui sera mêlé à la circulation en Belgique (PHOTOS)

Belgique

Un bus électrique et autoroulant a parcouru ses premiers mètres lundi à l’aéroport national de Zaventem. 

Le véhicule devrait être en mesure d’emmener des passagers jusqu’à l’aéroport à partir de la mi-2021, selon De Lijn et l’exploitant de l’aéroport, qui se partagent les coûts du projet. La navette sera alors le premier véhicule autonome de Belgique à être mêlé à la circulation. Pour le moment, le bus, qui est fabriqué par le constructeur néerlandais 2GetThere, ne circule que lors de démonstrations, comme ce fut le cas ce lundi sur un des parkings de Brussels Airport.

D’après les plans de la société flamande de transports en commun et de Brussels Airport, une phase test sera d’abord lancée, d’ici un an, sans qu’aucun passager ne soit encore transporté. Si tout se passe bien, les voyageurs et les employés d’entreprises implantées à Brucargo pourront monter à bord de ce bus innovant à partir de 2021. Neuf fourgonnettes de ce type, disposant de huit places assises et pouvant accueillir un maximum de 20 passagers, devraient alors assurer la liaison entre le terminal de l’aéroport et les parkings de Brucargo. La fréquence de passage sera d’environ quatre minutes tandis que la vitesse moyenne, en ce compris les arrêts, oscillera entre 20 et 25 kilomètres par heure.

« Les véhicules autonomes contribueront à façonner l’avenir des transports, dont celui du transport collectif », a déclaré le directeur général de De Lijn. Ce dernier a mis en avant la fréquence élevée et le court temps d’attente que permettront ces bus électriques.

Le directeur général de Brussels Airport, Arnaud Feist, espère pour sa part que les employés d’entreprises situées à l’aéroport ainsi que de nombreux voyageurs privilégieront alors les transports publics afin de rejoindre Brussels Airport. D’ici 2040, la moitié des déplacements depuis et vers l’aéroport devraient se faire en transports en commun ou à vélo, selon M. Feist.

La phase de développement et de test du projet se chiffre entre 1,5 et 2 millions d’euros.