Une mathématicienne passée par la VUB lauréate du prix « Pour les femmes et la Science »

Belgique

Ingrid Daubechies, une mathématicienne qui a obtenu un doctorat en physique théorique à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) avant de s’envoler pour les Etats-Unis, fait partie des cinq lauréates 2019 du prix « Pour les femmes et la Science », qui sera décerné ce jeudi soir à Paris par la Fondation L’Oréal et l’Unesco. Elle est récompensée pour sa contribution au traitement numérique de l’image et du signal, facilitant la compression des données. C’est la première fois que ce prix, qui en est à sa 21e édition, s’ouvre aux mathématiques et aux sciences informatiques.

Ingrid Daubechies, de l’Université de Duke aux Etats-Unis, est récompensée au nom de la région Amérique du Nord. Née en Belgique, elle travaille désormais aux Etats-Unis et a été naturalisée américaine en 1996. Ses travaux sur la « théorie des ondelettes » ont permis de développer des méthodes de traitement et de filtrage d’images utilisées dans de nombreux domaines (imagerie médicale, communication sans fil…), selon un communiqué.

Pour la région Europe, c’est la Française Claire Voisin qui est la lauréate. Elle est sacrée pour ses travaux en géométrie algébrique.

Pour la région Afrique et Etats arabes, c’est une professeure de chimie, Najat Aoun Saliba, qui est distinguée. Directrice du Centre de conservation de la nature à l’Université américaine de Beyrouth (Liban), elle est récompensée pour ses travaux sur l’identification d’agents cancérigènes et autres substances toxiques présentes dans l’air des pays du Moyen-Orient, et dans les nouveaux diffuseurs de nicotine et narguilés.

Pour l’Asie-Pacifique, la lauréate est une chimiste japonaise, Maki Kawai. Directrice générale de l’Institut des sciences moléculaires, professeure émérite de l’Université de Tokyo, elle est sacrée « pour son travail précurseur dans la manipulation de molécules séparées à l’échelle atomique pour transformer la matière et créer des matériaux innovants », selon le communiqué. Son travail a contribué à établir les fondements des nanotechnologies.

Enfin, pour l’Amérique latine, c’est la physicienne Karen Hallberg, professeur de l’Institut Balseiro (physique nucléaire) de Bariloche (Argentine) qui est distinguée. Elle est récompensée pour le développement d’approches informatiques de pointe permettant de comprendre la physique de la matière quantique.

Les lauréates recevront chacune 100.000 euros.