Une instruction judiciaire ouverte pour harcèlement sexuel à l’UCLouvain

L’auditorat du travail du Brabant wallon confirme qu’une plainte pour harcèlement sexuel à l’UCLouvain est actuellement à l’instruction, a communiqué mardi l’auditeur du travail Gautier Pijcke, au lendemain de déclarations du professeur van Ypersele. « J’ai eu connaissance de faits très graves qui vont de paroles blessantes à des mains aux fesses, des obstacles dans la carrière professionnelle », avait déclaré le professeur et climatologue Jean-Pascal van Ypersele, évoquant aussi des « tentatives de viol » et des « baisers forcés dans des couloirs par des personnes en position d’autorité ».

L’auditeur du travail précise ne pas avoir connaissance d’autres faits, mais rappelle que tout travailleur victime de harcèlement sexuel peut porter plainte, soit directement soit en s’adressant à la police.

« Le Code pénal social et la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail punissent tout comportement non désiré verbal, non verbal ou corporel à connotation sexuelle, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant », conclut l’auditeur brabançon wallon.

« Durant ces derniers jours, la presse a fait état de cas de harcèlement dans les universités en Belgique. Certains témoignages mettent en cause notre université. L’université tient à rappeler qu’elle se veut extrêmement ferme dans son combat contre toutes les formes de harcèlement et ce, tant envers les étudiantes et étudiants, qu’envers les différentes catégories de personnel », commente le conseil rectoral sur le site internet de l’UCLouvain.