Belgique

Un pont aérien dès vendredi pour secourir les touristes à Hurghada.

Un Airbus A330 MRTT de l’armée de l’air a quitté Bruxelles ce mercredi à destination d’Hurghada en Égypte avec à son bord une équipe de planification et de liaison de la Défense et cinq personnes, ainsi que des représentants du ministère des Affaires étrangères et des planificateurs venus d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. La Belgique n’a pas l’intention d’intervenir militairement dans ce conflit, a précisé le ministre Francken.


Un Airbus A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) de l’armée de l’air a quitté Bruxelles ce mercredi en direction d’Hurghada, en Égypte. « À son bord », a indiqué le lieutenant-colonel Christophe Comhair, « une équipe de planification et de liaison de la Défense et cinq personnes. Il y a également des représentants du ministère des Affaires étrangères, ainsi que des planificateurs venus d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. » Ce jeudi, un Airbus A400M partira, suivi d’un autre vendredi, toujours à destination de la station balnéaire de la mer Rouge.

L’Égypte est actuellement envisagée comme base d’opérations pour établir un pont aérien. L’objectif est « d’utiliser les moyens militaires vers différents pays de la région, puis de ramener les personnes en toute sécurité en Égypte. La Défense prévoit le déploiement et le soutien de ce pont aérien militaire, pour un total de 65 à 70 militaires mobilisés. »

Le lieutenant-colonel a expliqué : « Le défi consiste à acheminer ces voyageurs vers des aéroports où nous pouvons atterrir. Pour pouvoir atterrir, il faut que la sécurité soit suffisante, que l’espace aérien soit ouvert et que nous ayons l’autorisation diplomatique du pays concerné. Il s’agit là de conditions préalables sur lesquelles nous n’avons aucune influence, et dont la mise en place relève de la compétence du ministère des Affaires étrangères. » Actuellement, entre 1500 et 2000 voyageurs belges se trouvent dans la région.

La Belgique n’a pas l’intention d’intervenir militairement dans ce conflit. « Nous répondrons si nos alliés dans la région nous demandent de l’aide », a précisé le ministre Francken.