Un jour, une carte : raisons de l’appartenance du Groenland au Danemark.
Le Groenland, anciennement colonie danoise, est intégré au Royaume du Danemark depuis 1953. En 2009, la loi d’autonomie accorde au peuple groenlandais le droit à l’indépendance.
La question peut sembler pertinente lorsqu’on examine la carte. Comment un petit pays d’Europe du Nord peut-il avoir autorité sur une île arctique située à plusieurs milliers de kilomètres ?
La réponse réside en grande partie dans l’histoire. Le Groenland était une ancienne colonie danoise. Les Danois s’installent durablement sur l’île au XVIIIe siècle, jusqu’en 1953. Cette année-là, le Groenland cesse d’être une colonie et devient une partie intégrante du Royaume du Danemark, bénéficiant des mêmes droits que les autres régions du pays.
Au fil des décennies, la situation de la souveraineté danoise a évolué. En 1979, le Groenland obtient une autonomie significative, avec un gouvernement local chargé des affaires intérieures. Cette autonomie est renforcée en 2009, lorsque le Groenland acquiert notamment le contrôle de la plupart de ses ressources naturelles. À ce jour, le Groenland demeure une partie du Royaume du Danemark, dont le chef d’État est le roi Frédéric X.
Sur le plan juridique, la position du Danemark est donc clairement établie. La souveraineté sur le Groenland est fondée en partie sur la Constitution de 1953, qui intègre formellement l’île au Royaume. Cette souveraineté est reconnue par la communauté internationale et n’est contestée par aucun État sur le plan légal.
Cependant, les Groenlandais ont leur mot à dire. La loi d’autonomie de 2009 stipule clairement que le droit à l’indépendance appartient au peuple groenlandais.
Le Groenland n’est pas un cas isolé. Il fait partie des Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM), tout comme la Nouvelle-Calédonie pour la France ou Curação pour les Pays-Bas.
Au-delà de l’Union Européenne, des exemples tels que Gibraltar ou les Malouines pour le Royaume-Uni, ou encore Porto Rico pour les États-Unis, illustrent la présence de territoires autonomes avec une souveraineté internationalement reconnue.
Imaginons un instant que demain, Donald Trump décide de s’en prendre à la Guadeloupe, département français d’Outre-Mer. La réaction de la France serait immédiate, tout comme celle de l’Union européenne. Même si l’on peine à envisager une guerre de l’Union européenne contre les États-Unis, le principe reste évident : l’intégrité territoriale n’est pas à négocier.
Entre convoitise et légitimité.

