Un infectiologue flamand conseille d’assouplir les mesures dès maintenant, « sinon les hôpitaux seront à nouveau pleins à l’automne” (Mise à jour)

« Il faut assouplir les mesures maintenant, alors que les unités de soins intensifs des hôpitaux sont pour ainsi dire vides, car sinon, elles seront à nouveau pleines à l’automne », explique Jeroen van der Hilst, infectiologue à l’hôpital Jessa à Hasselt, interrogé par TV Limburg. 

Dans cette interview à la télévision locale, il précise ainsi que les mesures sanitaires d’application actuellement sont basées sur la situation épidémiologique de l’année dernière, en donnant l’exemple du testing de masse des enfants devenu « inutile ». «  L’objectif était de protéger les personnes âgées, mais elles ont depuis longtemps la possibilité de se faire vacciner. » Il assure ensuite que ces mesures vont entraîner une hausse des hospitalisations à l’automne : « Pour le moment, nous avons encore très peu d’admissions à l’hôpital, mais à l’automne, nous aurons certainement une plus grande propagation du virus et ce sera alors le tour de ce petit groupe de personnes qui n’ont pas encore été vaccinées. Ce que nous faisons maintenant, c’est garantir que nous aurons un pic élevé à l’automne”.

En regardant l’évolution de la situation en Grande-Bretagne, il appelle ainsi à étaler les admissions à l’hôpital tant que les centres hospitaliers sont vides: « Regardez la situation au Royaume-Uni, où les assouplissements ont déjà commencé le 19 juillet et où le nombre d’admissions dans les hôpitaux a suscité de grandes inquiétudes. Le nombre d’infections y a été réduit de moitié et les hospitalisations sont en baisse. Ils ont déjà franchi l’obstacle. Si nous n’assouplissons pas les mesures, nous en récolterons les conséquences à l’automne. Nous devons, comme en Grande-Bretagne, relâcher rapidement les mesures. Ceux qui n’ont pas été vaccinés tomberont malades, mais les personnes âgées et vulnérables ont eu le choix de se faire vacciner. »