Un général néerlandais salue le choix belge du F-35 pour « poursuivre le partenariat »

Belgique

Le choix par la Belgique de l’avion de combat américain F-35 – à l’instar des Pays-Bas et de plusieurs autres alliés européens – permettra de poursuivre le partenariat qui existe de longue date entre les aviations belge et néerlandaise, a affirmé le chef d’état-major de la force aérienne néerlandaise, le lieutenant-général Dennis Luyt. 

« Nous sommes contents » de la décision prise le 25 octobre par le gouvernement belge, a-t-il affirmé mardi à l’agence Belga à la veille de la livraison par l’avionneur Lockheed Martin du premier F-35 opérationnel néerlandais, un appareil construit dans une gigantesque usine située à Fort Worth, au Texas (sud des Etats-Unis).

La Haye a commandé 37 exemplaires de ce chasseur furtif de 5e génération, un appareil capable de « changer le jeu » en matière de combat aérien, selon son constructeur. Assemblés en majeure partie aux Etats-Unis et pour le reste en Italie, ces avions doivent être livrés d’ici 2024. Mais la force aérienne est en bonne voie d’acquérir une quinzaine de « Lightning II » supplémentaires en vertu d’un plan approuvé par le gouvernement de La Haye, a précisé le général Luyt.

La Belgique en a commandé 34 exemplaires, à livrer entre 2023 et 2030 – et qui seront selon toute vraisemblance eux aussi construits à Fort Worth. « C’est une étape importante pour, aussi à l’avenir, poursuivre le partenariat que nous avons entre nos forces aériennes », a souligné le « patron » de l’aviation néerlandaise en rappelant que les chasseurs-bombardiers des deux pays ont été à plusieurs reprises engagés ensemble en opération. « Nous avons opéré depuis des décennies tous les deux avec des F-16 et nous avons fait pas mal de missions ensemble. Pouvoir poursuivre cela dans l’ère du F-35, c’est bien beau. Et très important », a ajouté le général Luyt.

Des F-16 belges et néerlandais ont opéré conjointement lors de plusieurs conflits récents, comme en ex-Yougoslavie – et en particulier lors de la guerre du Kosovo en 1999, quand les deux pays avaient formé un détachement conjoint de 32 avions commandé à tour de rôle par un officier de chaque nationalité -, en Afghanistan et plus récemment en Irak et en Syrie, avec, en fin de mission, un système de relève mutuelle baptisé « flip-flop ».

Les derniers F-16 néerlandais sont rentrés le 2 janvier de Jordanie, où la protection au sol du détachement était assurée par une trentaine de militaires belges.

La Belgique et les Pays-Bas ont aussi mis sur pied un système sans équivalent de défense mutuelle de leur espace aérien, une tâche assurée à tour de rôle par des avions des deux pays.

« Nous pouvons continuer à coopérer à l’avenir » en utilisant le même type d’avion de combat, a encore souligné l’officier néerlandais, évoquant notamment la possibilité de mener de concert l’entraînement des pilotes.

La formation initiale des aviateurs tant néerlandais que belges du nouveau chasseur se déroulera en effet au départ de la base aérienne Luke en Arizona, qui accueille des avions et des pilotes de la plupart des pays clients du F-35 – une bonne dizaine à ce jour.

« Nous faisons déjà beaucoup d’entraînement ensemble dans le cadre du partenariat F-16. Nous pouvons rechercher la coopération de toutes les manières » grâce au F-35, a encore dit le général Luyt.