Un étudiant de Namur remporte le concours jeunes sommeliers Champagne.
Gauthier Piret a participé à un concours organisé par la Région de Champagne, où il a dégusté deux verres de champagne à l’aveugle et a eu trente minutes pour exprimer ses impressions. Gauthier Piret est étudiant en 7e année à l’Ylon saint Jacques à Namur, qui est la dernière section en sommellerie de la fédération Wallonie Bruxelles.
Pour remporter ce concours organisé par la Région de Champagne en France, face à 40 concurrents et ex æquo avec un autre Belge de Coksijde, Gauthier Piret a dû effectuer une dégustation à l’aveugle de deux verres de champagne. Il a ensuite eu trente minutes pour relater toutes les impressions de cette dégustation.
« Il s’agit de différencier un champagne d’un autre », raconte le lauréat. « Il faut distinguer leurs arômes, la texture qu’ils ont en bouche, comment ils s’expriment, s’ils sont un peu plus intenses, même au niveau de la couleur, ou encore avec l’ouïe à travers les bulles. »
La seconde partie du concours consistait en la présentation d’un projet d’événement gastronomique et dînatoire, conforme à un cahier des charges précis, abordant les essentiels du métier de sommelier, notamment l’accord mets-vins, ou plus précisément champagne.
Gauthier Piret est étudiant à l’école Ylon Saint Jacques à Namur, dans la dernière section de sommellerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en 7e année.
Un sommelier s’occupe de la carte des vins, mais pas seulement. Il gère également tout ce qui se boit dans un restaurant, y compris les boissons sans alcool, les cafés, les eaux ou les thés, comme le rappelle Patrick Presciutti, professeur et sommelier : « Avec ou sans alcool, finalement peu importe. Ce qui nous intéresse, c’est de servir quelque chose au client qui ira avec ce qu’il mange. Et avec la mode du sans alcool maintenant, tout restaurant doit avoir sur sa carte un vin sans alcool et des bulles sans alcool. Le sommelier doit également savoir servir et proposer des cocktails sans alcool. »
Le sommelier construit et enrichit la carte du restaurant. Avec le chef, il porte une attention particulière aux accords mets-vins ou autres boissons sans alcool. Il explique aussi les mariages de saveurs aux clients, les raisons de ses conseils, ainsi que ses choix de vins, en fonction de leur région et des vignerons.
Grâce à cette formation de sommelier, les étudiants qui sortent de l’école après cette 7e année de spécialisation disposent d’un atout supplémentaire, selon Patrick Presciutti : « Si le sommelier possède généralement une formation en hôtellerie, il peut devenir cuisinier, commis, travailler en salle ou comme chef de rang. En revanche, celles et ceux qui n’ont qu’une formation en hôtellerie ne bénéficieront pas de ces compétences de sommelier, et c’est un grand plus. » Le métier de sommelier ouvre à la curiosité, explorant un domaine du vin quasi infini, ses saveurs, ses tendances, ses goûts, ainsi que la gestion des commandes et des investissements à réaliser.
Les concours de sommellerie offrent à l’école et à ses professeurs l’occasion de rester informés sur les tendances utiles au métier.

