Un étudiant condamné à des travaux pour avoir dérapé lors de la Boum 1

C’est la première peine prononcée pour des faits commis lors de la Boum 1, qui, partie comme un canular, s’était soldée par des affrontements avec la police au bois de la Cambre à Bruxelles le 1er avril.

Lucien, étudiant en dernière année d’études d’ingénieur, devait répondre de rébellion avec arme et port d’armes, à savoir des branches et des bouteilles.

Il avait rejoint le bois de la Cambre avec trois amis pour une bouffée d’air. À l’entendre lors de l’audience du 7 mai, il n’avait pas véritablement entendu les appels de la police à la dispersion.

Il s’était néanmoins retrouvé au milieu de la foule avec une bouteille de vodka, étant, selon ses dires devant le tribunal, « légèrement peut-être » sous influence.

Des images l’ont montré lançant des bouteilles vers des policiers à cheval. Il reconnaît en avoir eu une en main. Devant le tribunal, il disait ne pas véritablement se souvenir.

C’est là que tout a basculé. Des policiers l’ont repéré, l’ont plaqué au sol et ont éprouvé de la peine à lui faire lâcher une bouteille avant de le menotter. Lors de leur intervention, d’autres jeunes ont frappé à coups de pied les deux policiers.

Pour le procureur, qui disait comprendre la volonté de décompression et de se réunir des jeunes, la ligne rouge avait été franchie. Il avait requis une peine de 200 heures de travail.

Mais c’était peut-être au civil que Lucien risquait le plus gros. Les deux policiers réclamaient 5 000 et 4 000 euros pour le dommage subi. Le deuxième garde des éclats de verre dans le visage. La zone de police de Bruxelles-Ixelles demandait un peu plus de 15 000 euros, pour les dégâts occasionnés au bois de la Cambre.

Vendredi, le tribunal a tranché. Lucien a été condamné à 200 heures de travail et à indemniser la zone de police et les deux policiers à hauteur de 13 000 euros.