Un député bruxellois de la « Team Fouad Ahidar » sous enquête, déontologie impliquée.
La Team Ahidar a fait son entrée au Parlement bruxellois à la suite des élections du 9 juin 2024, remportant trois sièges du côté néerlandophone. Selon Bruzz, l’activité parlementaire de M. El Omari est très réduite et il employait régulièrement au moins un de ses collaborateurs parlementaires pour ses propres activités commerciales.
La Team Ahidar a fait son entrée au Parlement bruxellois après les élections du 9 juin 2024, remportant trois sièges du côté néerlandophone. Parmi ses membres se trouve Ilyas El Omari, député originaire de Molenbeek. Selon Bruzz, l’activité parlementaire de M. El Omari est très limitée. En se basant sur des sources internes et d’anciens membres du personnel de la Team Fouad Ahidar, Bruzz révèle que le député utilise principalement son poste pour gérer ses entreprises, dont deux boucheries. M. El Omari aurait régulièrement employé au moins un de ses collaborateurs parlementaires pour ses propres activités commerciales.
Toujours selon Bruzz, cet homme travaillait à temps partiel pour le Parlement de janvier à octobre de l’année dernière et n’avait aucun autre contrat de travail légal avec M. El Omari, qui le payait régulièrement en espèces. M. El Omari affirme que les assistants parlementaires œuvraient effectivement pour ses sociétés privées « pour des activités administratives et logistiques », mais cela demeurait distinct de leur contrat de travail avec le Parlement. Il les rémunérait pour ces tâches, mais recevait également des factures à ce sujet. Fouad Ahidar a précisé que le personnel parlementaire travaillait « entièrement » pour le Parlement. « Quant au fait qu’ils aient également effectué d’autres missions pour les sociétés privées de M. El Omari, cela ne me concerne pas. On leur a clairement demandé de bien séparer les activités », a-t-il poursuivi. « Si ces faits sont avérés, c’est purement et simplement scandaleux », a exprimé sur « X » le président des Engagés et ex-formateur Yvan Verougstraete. Ce dernier a annoncé que les Engagés saisiront la commission bruxelloise de déontologie. « Les députés et leurs collaborateurs sont payés pour accomplir leur travail parlementaire, pas pour servir des intérêts privés », a-t-il ajouté.

