Un candidat à la présidence du CD&V met en garde l’Open Vld et le PS sur les changements apportés à la loi sur l’avortement

Joachim Coens, un des sept candidats à la présidence du CD&V, a mis en garde jeudi le PS et l’Open Vld contre un assouplissement de la législation sur l’interruption volontaire de grossesse, liant ce dossier à une participation au gouvernement fédéral. « Ce n’est pas acceptable de nous mettre hors-jeu un jour et nous demander le lendemain de monter dans un gouvernement », a affirmé Joachim Coens, bourgmestre de Damme et patron du port de Zeebruges, dans l’émission De Ochtend (VRT radio).

Mercredi, les socialistes (PS et sp.a), les écologistes (Ecolo-Groen), le MR, le PTB et DéFI ont déposé à la Chambre des amendements visant à dépénaliser complètement l’interruption volontaire de grossesse. La signature de l’Open Vld est attendue prochainement.

Ces amendements visent aussi à allonger le délai dans lequel un avortement peut être pratiqué à 18 semaines après la conception, au lieu de 12 semaines actuellement. Le délai de réflexion imposé à la femme après la première consultation serait réduit à 48 heures, au lieu de 6 jours actuellement.

Mais pour Joachim Coens, le monde politique ne devrait pas régler « des thèmes aussi sensibles » en période d’affaires courantes. « Le PS, qui a la main actuellement pour former un gouvernement, et l’Open Vld, avec qui nous siégeons au gouvernement (flamand), devraient savoir qu’avancer là-dessus maintenant constitue un gros problème ».

Joachim Coens parle d’un « point de rupture » qui sera mis sur la table de la formation du gouvernement.

Le nom du successeur de Wouter Beke à la présidence du CD&V sera connu au plus tard le 6 décembre.

Au cdH, le président Maxime Prévot a affirmé sur La Première (RTBF) que le parti « ne (pouvait) cautionner » un texte qui porte à 18 semaines après la conception le délai dans lequel un avortement peut être pratiqué.

« Personnellement, je pense qu’on peut aller jusqu’à 14 semaines », a-t-il dit, notant toutefois des progrès dans la réduction du délai de réflexion à 48 heures et la dépénalisation à l’égard des femmes.